Gramm. des langues rom., trad. française, II
4. Il y a dans le Dictionnaire de M. Godefroy un exemple de l'expression blè moitaent (1267), où moitaent correspond au provençal nieitadenc.
5. Voy. le Glossariuni de Du Cange, au mot relanga, et le Dictionnaire de M. Godefroy au mot renenghe; l'étymologie n'est pas claire.
6. Cf. Ars. Darmesteter, De Floovante, et G. Paris, dans Ronninia, VI, 612.
Thomas. 18
Loir), étang appelé Sanguisugarium en 1028, marchesiiini Sancsuens en 1238 J. Il est clair que ce dernier texte correspond au français // marchas sancsuens, c'est-àdire « la mare aux sangsues », et que sanesuenc est tiré directement de sanesue avec le suffixe enc. Une étude approfondie du vocabulaire français révélera plus d'une formation analogue, non seulement dans la toponymie, mais dans la langue commune2.
En résumé, cormoran est une altération récente de cormaran, qui est pour cormarant, plus anciennement corp maranc, primitivement corp marenc, en latin de l'époque mérovingienne ou carolingienne corvus maringus, corbeau de mer.