ÉCLAIRCIR
« Efuca quam vulgo doluam uocant1. » On trouve dans Du Cange la forme voisine dolba, citée d'après le même passage, et appuyée en outre sur le témoignage de Papias : « Eruca, vermis modicus... id est dolba. » Il paraît donc probable que le français douve, ver, se rattache directement à ce dolua du latin vulgaire (peutêtre d'origine celtique), et que les formes rouergates ouolbo, bubo, duo ont perdu le d initial (conservé dans les composés endouolbo, endouôlbi) par confusion avec la préposition de2. On peut conjecturer que le nom de l'insecte a passé à la plante (rossolis ou renoncule) par un procédé fréquent en sémantique : c'est ainsi que le latin eruca, chenille, désigne aussi dans la langue classique la plante que nous appelons roquette, et que le jusquiame a reçu le nom de caniculata, en ancien français chenillée 3 .