Transcrit maladroitement par picadon (Littré
D'après l'abbé Vayssier1, les mômes mots désignent le rossolis ou rorelle2, plante qui passe pour donner la cachexie aqueuse aux brebis, et les vers, « semblables aux feuilles du rossolis, » qui se développent dans le foie des bêtes atteintes de cachexie aqueuse. Mistral* reproduit l'abbé Vayssier en ajoutant la renoncule au rossolis. En revanche, les noms que portent dans le Midi le rossolis ou la renoncule douve prouvent clairement qu'il ne doit y avoir aucun rapport entre douve i, d'une part, et douve 2 et s de l'autre. Ces noms sont : en Rouergue, endouôlbi (masculin), endouolbo, endèlbo, ouolbo, ôubo, duo (Vayssier) ; en Languedoc et en Provence endervo, èndarvo (Mistral).
L'abbé Vayssier, suivi par Mistral, indique une double étymologie : lat. olba, espèce d'insecte, ou peut-être ulva, plante des marais. Ulva ne peut être accepté, car la diphtongue ouo de ouolbo postule impérieusement un 0 ouvert latin : cf. Ouol, le Lot, de Oltis, bouolto, voûte, de *volta, couol, cou, de collum, couop, coup, de * colpus, etc. Quant à olba, que certains dictionnaires latins, à commencer par Forcellini, donnent comme synonyme de bruchus, sauterelle, d'après les Jnstructiones d'Eucherius, évêque de Lyon au vc siècle, c'est une leçon sans autorité. L'édition toute récente des œuvres d'Eucherius, par M. Wotke, qui forme le tome 3 1 du Corpus scriptorum ecclesiasticorum de l'Académie de Vienne, porte pour le passage invoqué :