‹ Essais de philologie françaiseChapitre 186 sur 251 · Nom composés, 2e éd., p. 36, n · texte numérisé non relu

Nom composés, 2e éd., p. 36, n

doit être considéré comme un composé par apposition ; 2° le suffixe cellum s'applique toujours à un substantif, jamais à un adjectif. Les dictionnaires donnent effectivement forcéau au sens de pauforccau, et le Dictionnaire général de MM. Hatzfeld et Darmesteter y voit un dérivé de force. Il vaudrait mieux le rattacher au verbe forcer et y voir un nom d'instrument analogue à doleau (de doler),gratteau (de gratter), traîneau (de traîner), etc. 1. Mais qu'importe la vertu du cataplasme, si on l'applique sur une jambe de bois ? Je soupçonne forceau d'être pour fourcean (cf. dans Littré, panpourceau, double coquille typographique pour paufourceau), c'est-à-dire le représentant d'un type * fur cellum, dérivé de furca : le provençal fourco signifie non seulement « fourche » mais « pieu qui soutient une ridelle de chariot », et l'italien forcella désigne, entre autres choses, un « eschalas en forme de fourche » (Oudin). Enfin nous trouvons dans le limousin paufourc, roulon de charrette, un mot composé analogue à paufourceau, et le français lui-même a connu paufer et paufourche.

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