‹ Essais de philologie françaiseChapitre 75 sur 251 · ARC AN SON · texte numérisé non relu

ARC AN SON

bien que la bonne forme soit celle qui n'a pas d'i" : en effet, l'ancienne traduction du Livre des Rois, dont on sait la valeur, écrit le mot sans s. Si, d'autre part, on remarque que aochier est spécialement employé pour traduire le verbe latin suffocare dans la célèbre parabole biblique du Semeur, on sera porté à y voir un terme agricole correspondant à un type * aàoecare, composé de la préposition ad et du mot bien connu occare. Ce dernier ne signifie pas seulement « herser » une terre, mais « chausser » un arbre, c'est-à-dire en recouvrir le pied de terre l : de « recouvrir » à « étouffer » il y a moins que rien. Pour appuyer, s'il en est besoin, l'hypothétique* adoccare, sans parler de l'espagnol ahuecar, on peut invoquer adobruere, à côté de obruere, et, avec d'autres prépositions, deoccare et inoccare: ce n'est vraisemblablement qu'un hasard qui fait que nous n'avons pas d'exemples de *adoccare.

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