Cf. ci-dessus, p
2. Voyez les articles moire et moncayar dans le Dictionnaire gcncral de MM. Hatzfeld et Darmesteter.
M. Meyer-Lùbke l, il faut partir, non de quadrivium, mais de la forme concurrente quadruvium. Le provençal cairoi2 est tout à fait d'accord avec l'italien : j'ai déjà signalé le mot provençal en l'opposant au mot français correspondant carrouge, dont la filiation n'est pas moins claire 3. Dans la région ouest et sud-ouest du domaine français, on trouve au lieu de carrouge la forme càrroi, dont le vocalisme est identique à celui du mot provençal cairoi. A côté de carroge, le dictionnaire de M. Godefroy a un article carrai, qui est peu fourni pour le moyen âge. En effet, le plus ancien exemple cité est de 1367 et il est plutôt provençal que français, car il vient du sud du Poitou et se présente sous la forme quayroy. Il est donc intéressant de constater que le mot se trouve au xii° siècle dans le Roman de ThèbeSy au vers 775. L'éditeur a imprimé carrei, ce qui pourrait faire croire que nous avons là un représentant de quadrivium. Il n'en est rien. En effet, un seul manuscrit, celui de Spalding, contient le vers 775 tel que l'éditeur l'imprime, et le manuscrit porte li carrois. C'est la forme qu'il faut maintenir dans le texte critique.