‹ Essais de technique & d'esthétique musicalesChapitre 21 sur 27 · XL · texte numérisé non relu

XL

Prugreasiou libre Th.deWalthep y

l'i ij iii 11 iigi iriMiiirrrii

(3° acte, p. 310)

(i) Successivement, à la fin des trois strophes dont nous avons donné le texte intégral, chaque strophe étant terminée thématiquement, d'une façon différente.

(2) Ibid:

(3) Ibid.

io6

Le rythme du début, une longue suivie (Tune brève^ dans une mesure à quatre temps ^ constitue une des formes de discours musical le plus fréquemment employées dans les œuvres de Wagner.

Cette phrase se répète, ensuite, dans la partie symphonique, soit entièrement, soit réduite à Tinitium^ dans la forme d'imitations serrées :

^ coatrteW

(Voir également p. 313, 314, 315).

Pour énumérer complètement les éléments mélodiques de la partition des Maîtres, signalons brièvement, à côté de cette partie thématique, différents motifs qui figurent dans les scènes pittoresques ou descriptives de l'œuvre.

Le Choral du débuts chanté par les fidèles dans l'église Sainte-Catherine, et dont voici le premier verset :

W^}\' iflrr ^

(P-'ii)

Le Choral du Rossignol^ exposé au prélude du troisième acte, et que toute la foule entonne au dernier tableau; c'est, comme on le sait, l'œuvre maîtresse de Sachs. En voici les deux premières phrases :

2* Phrase

La chanson de David « saint Jean dans l'onde du Jourdain » au premier tableau du 3* acte :

i'il II I U4 \^ li!\{jaï i r p g

Dans ces trois motifs aux allures archaïques, nous remarquons une forme rythmique a, composée de deux brèves et d'une longue, celle-ci venant tomber sur un temps faible (i); ce groupe est très caractéristique comme spécimen de formes anciennes (2).

Le premier choral (Th. XLI) est reproduit à l'orchestre au moment où Sachs prépare la « cérémonie du baptême du nouveau mode » (p. 373).

Un autre motif, d'un caractère récitatif plutôt que mélodique, doit être signalé ici, c'est celui de la Tabu^ lature^ au premier acte, dont plusieurs dessins sont rappelés dans la scène dont nous parlons.

(i) Cette disposition métrique est essentielle; elle correspond, dans le plain chant auquel elle doit vraisemblablement son origine, à l'accentuation d'un mot bisyllabique où l'accent est représenté par deux notes, ce qui l'adoucit.

Le mot Déus par exemple, se placerait ainsi sur le groupe a du choral :

hé Uii

Et non pas ainsi :

•^ Ué . us

Dé se trouvant sur le temps faible subdivisé serait absolument fautif, l'accent métrique du temps fort venant renforcer la finale, faisant ainsi un contresens rythmique, en défigurant le mot Déus.

(2) Rapprocher de ces exemples le thème de la Bannière (Th. II) dont la cadence terminale Ç est identique à celle du choral du Rossignol (*, Th. XLII).

En voici un passage : cadence redoublée et remplie de fioritures :

f j^^Niiin^^' i^'iiM Lff^^ ï^^

(p. 107 Kothner. Tabulature.

oc repris au quatuor avec beaucoup de solennité et cérémonieusement.

Cette forme de cadence est répétée plusieurs fois dans des tons différents, et, à chaque fois, l'orchestre vient confirmer la conclusion par une ritournelle empanachée; citons encore celle-ci :

Page 1