‹ Essais des matériaux hydrauliquesChapitre 26 sur 66 · DÉFINITION DE L^ESSAI NORMAL · texte numérisé non relu

DÉFINITION DE L^ESSAI NORMAL

Teau ainsi couverte. Au moment des essais, on fait glisser la lame de verre pour l'enlever et on a ainsi une surface parfaitement lisse et de composition comparable à celle de la masse ; dès que la prise est commencée, ce danger du délavage n'existe plus et il n'est pas nécessaire de remettre la lame de verre quand on réimmerge la boîte à la suite du premier essai.

Un autre point insuffisamment précisé est celui qui est relatif à la définition de la fin de prise ; il est simplement dit que l'aiguille ne devra pas pénétrer dans la pâte d'une façon appréciable, or ce mot appréciable est un peu vague; en pratique, les différents opérateurs l'interprètent souvent d'une façon totalement différente et arrivent ainsi à trouver des durées de prise variant du simple au triple, Il est préférable d'indiquer un enfoncement d'environ i/io de millimètre; sans quoi, on considère parfois comme un enfoncement les marques visibles produites à la surface de la pâte par l'aiguille. Pendant très longtemps, urtout quand la surface de la pâte n'est pas très lisse, la pression de l'aiguille marque un petit cercle dû à un simple lissage de la surface.

Enfin la prise dite à l'air, est une grandeur qui n'existe pas et qui ne doit jamais être mesu-

ESSAI DE RAPIDITÉ DE PRISE

rée, car elle dépend avant tout et presque exclusivement de la rapidité de dessiccation ; sur les ciments à prise rapide où la dessiccation n'a pas le temps de se produire, la rapidité de prise trouvée est exactement la môme que sous Teau ; au contraire, avec la chaux, la dessiccation peut être plus complète en raison de la lenteur plus grande de la prise et amener des erreurs de plus du simple au double.

Voici pour terminer ce qui concerne la rapidité de prise quelques résultats moyens indiquant la rapidité de prise des principaux produits hydrauliques employés :

Nature des liants hydrauliques

Durée normale de la prise

Variations extrêmes habituelle?

Ciment à prise rapide.

// artificiel . . .

// de laitiers . .

Chaux hydraulique . .

2 jours

3^^^ à 3om

Modifications à l'essai normal. — Si^ contrairement aux usages actuels, on voulait, ce qui serait beaucoup plus logique, mesurer après un temps déterminé la résistance à Técrasement du mortier, on procéderait de la façon suivante :

MODIFICATIONS A l'eSSAI NORMAL 125

La pâte pure où le mortier est introduit dans un naoule cylindrique en laiton de 3o millimètres de diamètre et 3o de hauteur. Il est fendu sui. vant une de ses génératrices et porte, des deux côtés de la fente, deux pièces de métal croisées permettant d'ouvrir le moule par une simple pression des doigts au moment où Von veut effectuer le démoulage. On laisse le durcissement se faire dans le moule jusqu'au moment de l'essai ; le démoulage peut s'effectuer sans difficulté aucune, on écrase alors la briquette sans la déplacer du support sur laquelle elle a fait prise en la pressant sous un appareil à levier convenable. On pose sur la briquette un cône en métal ou un segment de sphère ayant un diamètre égal et l'on exerce l'effort sur le sommet de cette pièce de façon à centrer bien exactement la pression. Le plus simple pour exercer cette pression est d'avoir un levier d'un mètre, par exemple, dont une extrémité est articulée sur un point fixe et l'autre extrémité libre porte un seau dans lequel on fait écouler de l'eau ; le levier vient appuyer à lo centimètres de son point d'articulation sur le sommet du cône de façon à écraser la briquette. Le poids de l'eau et du seau multiplié par lo donne l'effort exercé sur la briquette; on peut encore, lorsque l'on a une

ESSAI DE RAPIDITÉ DE PRISE

machine Michaëlis à sa disposition, l'utiliser en supprimant les dernières amplifications par levier. Nous donnons, à la page suivanle, quelques résultats obtenus par celte méthode, en employant comme appareil de mesure un manomètre Thomasset très sensible. Les résistances mesurées sur des cylindres de 3o™°^ sont rapportées à I centimètre carré de section. La résistance de 3 kilogrammes par centimètre carré correspond à peu près à la fin de prise déterminée par Taiguille Vicat.

Si Ton ne se décide pas à un changement aussi radical, on pourrait, tout en conservant l'emploi d'une aiguille de pénétration et la pâte pure, mesurer l'effort nécessaire après un temps donné pour le faire pénétrer à une profondeur donnée dans une masse de ciment de4o°^^ d'épaisseur. Il suffit pour cette mesure de placer le vase renfermant la pâte de ciment sur un peson à ressort ou sur le plateau d'une balance. D'après les expériences que j'ai faites, les mesures semblables sont infiniment plus précises que celles de l'essai usuel.

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