‹ Essais des matériaux: notions fondamentales relatives aux déformations élastiques et permanentesChapitre 16 sur 90 · CHAPITRE II 3 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE II 3 I

zontal portant une poulie p mise en mouvement par un moteur et une seconde poulie p*. Normalement à la jante de celle-ci sont fixées des pointes grâce auxquelles elle entraîne une chaîne de laiton sans fin qui pend verticalement jusqu*au fond du manchon. L'extrémité de l'axe O repose sur une pièce A fixée contre la paroi intérieure du manchon ; un rebord empêche l'axe de sortir de son support A. Quand on fait tourner les poulies, la chaîne produit dans le liquide deux courants continus Tun ascendant, l'autre descendant, qui mélangent intimement les diverses couches. Il n'y a pas de trépidation et le mélange est parfait pourvu que la section de la chaîne soit suffi* santé ; au besoin on met deux systèmes semblables de part et d'autre de l'axe du manchon. L'entraînement exige une force très faible ; un moteur de petit ventilateur suffit amplement.

Si la température dépasse 300°, les bains liquides ne sont plus pratiques. On doit recourir au chauffage direct de tubes de porcelaine placés dans un espace limité par des briques réfractaires et qui sont nécessairement horizontaux. Le chauffage se fait soit avec du gaz, soit par un courant électrique. Les difficultés à vaincre sont considérables.

Quand les tubes sont horizontaux, la méthode du n» i6 se complique. Le seau de charge ne peut plus être suspendu directement: on. utilise alors comme renvoi une poulie très mobile montée sur billes et de grand diamètre.

ao. — Définition des cycles. — Accommodation. — i° On répète un cycle quand on fait varier la charge entre deux valeurs toujours les mêmes Pi et Pa suivant une loi périodique par rapport au temps. Par exemple on peut charger et décharger en faisant varier la charge proportionnellement au temps, P = Pi -f- ai t, P = Pj — aj t, et maintenir aux deux bouts du cycle les charges Pi et Ps constantes pendant des temps Ti et Ta. Ainsi, même avec cette définition particulièrement simple, le cycle n^est défini que si on se donne les quatre constantes: ai, as, Ti, T2

»• On répète un cycle quand on fait varier la longueur entre deux valeurs toujours les mêmes Li et La suivant une loi périodique par rapport au temps. Le cas le plus simple est encore celai où les variations de longueur se font proportionnellement au temps, avec des arrêts plus ou moins longs pour les longueurs limites.

Les cycles se classent en deax groupes absolument distincts suivant qu^il y a ou qu*il n'y a pas accommodation.

Cycles a accomnodatiok. — On dit qu'il y a accommodation, si la courbe de déformation tend vers une forme limite, quand on répète indéfiniment le cyc!e, qui finit alors par se fermer. Quand le cycle est parcouru entre charges invariables P| et P^, il se ferme si les longueurs correspondant à ces charges tendent vers des valeurs limites L't et LV Quand le cycle est parcouru entre longueurs invariables Li et L3, il se ferme si les charges correspondant à ces longueurs tendent vers des valeurs limites P*! et P'j.

Les formes limites vers lesquelles tendent les cycles à accommodation, dépendent de la définition complète des cycles: elles ne dépendent pas seulement des charges ou des longueurs entre lesquelles le cycle est parcouru.

Les cycles sont à accommodation quand les déformations permanentes à frottement liquide n'interviennent pas.

Cycles sans accommodation. — Quand les frottements liquides interviennent, la courbe de déformation ne tend pas vers une forme limite.

Comme nous le verrons, ces définitions {>euvent se généraliser pour le cas de plusieurs variables.

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