CHAPITRE II
à celui-là ; leur forme seule peut varier et aussi le procédé de mesure de la déformation : on peut baser celui-ci sur le déplacement de franges d'interférence. En tous cas on doit prendre des précautions minutieuses pour assurer la stabilité et l'invariabilité des points fixes du dynamomètre.
On peut souvent employer une disposition beaucoup plus simple, au moins aussi précise, mais qui a l'inconvénient d'être
à indications discontinues : la ^
fig, 13 la représente schématiquement. Un triangle rigide tourne autour de Taxe O qu'on rend très mobile par des roulements à billes. L'extrémité de la pièce à déformer est fixée en A: des charges variables sont placées en P. Les mouvements du système sont étroitement limités par deux vis de butée B et B*; la butée se fait entre Tune ou Tautre de ces vis suivant les grandeurs relatives de la tension T et de la charge P. On conçoit que des sonneries S et S' avertissent au moment où la butée cesse sur une vis et commence sur l'autre. Le déplacement du dynamomètre peut être limité à une petite fraction de millimètre, pourvu que la construction en soit suffisamment soignée.
On peut se poser le problème expérimental que voici. On allonge un fil suivant une loi très rapide: on demande la longueur pour laquelle la tension prend une valeur donnée. L'une des extrémités du fil est fixée à un dynamomètre de flexion, buté contre une vis dont il se sépare quand la tension atteint la valeur donnée: d'où la rupture d'un courant I. Imaginons que l'autre extrémité du fil soit solidaire d'une pièce roulant sur des rails et à laquelle on impose le mouvement rapide; elle porte un fil métallique f se déplaçant très près d'une bande métallique enfumée. Imaginons maintenant que le courant I passe dans le primaire d'une bobine d'induction; le circuit secondaire a comme extrémités le fil I et la bande métallique enfumée. Au moment de la rupture du courant I, il se produit sans aucun retard une étincelle qui laisse sa trace sur la bande enfumée et donne la longueur cherchée.
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19. — Etuves, — Il est difficile de maintenir sur une grande longueur une température différente de la température ordinaire, quand on veut Tuniformité à quelques degrés près, surtout quand cette température est de l'ordre de quelques centaines de degrés.
Entre O et 100° il est commode d'employer un courant d'eau qu'on porte à la température voulue par le passage dans un radiateur, qu'on amène entre les deux cylindres d'un manchon au centre duquel se trouve la pièce à déformer, et qui s'écoule ensuite dans un tube de vidange. On trouve dans le commerce des radiateurs chauffés au gaz qui se composent essentiellement d'un tube de cuivre deux fois replié sur lui-même et auquel sont brasées des ailettes de cuivre. Avec un débit de plus d'un litre à la minute, ils échauffent l'eau d'une quarantaine de degrés : en en mettant deux en série, on obtient facilement un courant dont la température, comprise entre la température ordinaire et 100°, est constante à un degré près.
On la fait varier en modifiant le débit: il est bon de régler automatiquement la pression du gaz. Ceé appareils sont commodes, robustes et bon marché.
Les températures voisines de 100* s'obtiennent aisément avec de la vapeur d'eau.
Quand la température varie entre 100 et 300', on doit recourir aux bains de goudrons ou d'huiles lourdes de pétrole. Il ne peut plus être question de perdre le liquide comme dans le cas de
l'eau ; force est bien de chauffer le manchon à l'aide de rampes de gaz et d'agiter le liquide à Tintérieur du manchon. Voici le seul procédé pratique.
A l'extrémité supérieure du manchon vertical se trouve Fio. 14 un axe O hon-