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à peu le ressort s'allonge, et Ton sait que, la charge supprimée, il est loin de revenir à sa longueur initiale. Il est donc évident
que la courbe de première traction possède une asymptote dont Tabscisse OE représente la longueur du fil avec lequel le ressort est fait, moins la longueur initiale du ressort. On ne parvient à cette asymptote que pour des charges énormes, ce qui veut dire qu'il est difficile par simple traction de rendre le ressort absolument rectiligne. Il est vrai que le phénomène peutalors se continuer par la courbe de traction proprement dite du fil luimême : nous la laissons pour le moment de côté.
La courbe a une forme assez complexe : à une partie presque rectiligne OA succède une courbure brusque et une inflexion très horizontale : la courbe se relève alors pour tendre vers son asymptote.
Au lieu de décrire d'un seul coup la courbe de traction entière, parvenus en un point B, déchargeons progressivement ; nous parcourons à peu près une droite : nous sommes approximativement dans le cas du no 6, les phénomènes dépendent de ce que nous avons appelé le principe de Coulomb. Nous revenons ainsi au point Pi, la déformation permanente est mesurée par la longueur Opi.
Il y a donc superposition d'élasticité parfaite et de déformations permanentes à frottement solide Bien entendu la rectilinéité de la courbe de retour B^i n'est qu'approximativement vraie : l'élasticité est plus ou moins à réactivité. Nous n'insistons pas pour l'instant sur le détail du phénomène.
Repartons du point Pi et rechargeons : nous parcourons à nouveau approximativement la droite PiB et nous revenons sensiblement au point B, conformément au principe de Coulomb : si alors nous continuons à recharger, nous décrirons dans la suite de l'expérience à très peu près la même courbe BCD que nous aurions suivie si nous nous étions abstenus du