I CHAPITRE VI
Courbes de torsion. Grandes oscillations de torsion
82. — Comparaison de la courbe de torsion avec la courbe théorique résultant d'un frottement solide sans écrouissa^e ou avec écrouissage. — J'ai décrit au n^ 26 et suivants les formes caractéristiques de la courbe de torsion : j'ai étudié au n» 33 ce qu'elle devient dans l'hypothèse infiniment trop simple d'un frottement rigoureusement solide et sans écronissage (courbe de J. Thomson). Je vais montrer que l'hypothèse même d'un frottement solide avec écronissage est elle-même insuffisante pour expliquer les phénomènes»
Opérons par exemple avec un fil de cuivre recuit. Parvenu en un point B d'une courbe de torsion (fig- 48), je détors et reviens au couple nul. L'hypothèse d'un frottement solide conduit à dire que la courbe de détorsion est rectiligne jusqu'au couple nul. Pour la traction la même conséquence existe, mais elle est difficile à soumettre à l'expérience pour des raisons pratiques que j'ai souvent invoquées : le champ d'observation est trop restreint et les expériences d'une précision néces- ^ sairement douteuse. Ici le contrôle est aisé.
I L'expérience donne d'abord une loi très importante sur
^\' laquelle nous reviendrons un peu plus loin. Si avant de détor-
^f dre, il s'écoule un temps suffisant, pendant lequel le couple C
g décroît à azimut constant, au moment où commence la détor-
L sion, l'inclinaison dC : dxde la tangente par Inquelle débute la
'i. courbe de détorsion, mesure très sensiblement le module brut m
l- au point du plan de déformation sur lequel on se trouve. Ainsi
5 l'attente sous azimut constant produit pour l'apparition du mo-
dule brut le même effet que le parcours de petits cycles. J'ai indiqué au n« 70 pour la traction un phénomène tout à fait ana- \ logue.
Continuons à détordre; la courbe s'infléchit. Rien dans sa