CHAPITRE VI
forme ne nous apprendra que nous passons au couple nul. Au moment de ce passage, Tinclinaison dC : dx peut être la moitié de l'inclinaison au départ qui, nousTavons vu, est très approximativement égale au module brut. Ainsi le couple est nul et le fil est très éloigné de se conduire comme parfaitement élastique,
Couples
Tout à rheure sous un couple qui pouvait être relativement énorme, les déformations étaient bien plus près d'être dégagées de réactivité ou d'autres phénomènes accessoires.
Dépassons le couple nul : parvenus en C rebroussons chemin. Il y a hystérésis : les courbes de détorsion et de retorsion ne sont pas superposées. Nous voici loin de la simplicité exigée par le principe de Coulomb. Revenons à la torsion primitive ; la courbe CDE* repasse non pas par le point B, mais un peu audessous. Elle se raccorde enfin à la première courbe de torsion, d'autant plus loin du point B que l'excursion BC a été de plus grande amplitude.
Les cycles sont à accommodation : si on répète indéfiniment un parcours entre les couples qui correspondent aux points B et C par exemple, Taire comprise entre les branches d'aller et de retour diminue, le cycle s'aplatit et en même temps se redresse. Si le cyclç imposé n'est pas trop long» il finit par être très approximativement rectiligne et sans hystérésis : Tinclinai-
Couoles
ISOO.
SOO.
SCO.
son dC : dx de la courbe en chacun de ses points est alors égale au module brut m en ce même point : la courbe est à peu près parfaitement élastique
Si le cycle imposé est très grand, tout en restant à accommodation il conserve une hystérésis qui peut être énorme et ses déformations ne deviennent pas parfaitement élastiques. La fîg. 49 donne une idée de cycles de très grande amplitude parcourus entre azimuts donnés.
Bien entendu la forme des cycles diffère suivant l'état de la matière du fil essayé, suivant par exemple qu'il est recuit ou écroui par une autre déformation (passage à la filière, allongement sans filière). S'il est recuit avec le plus grand soin, l'expé-