‹ Essais dramatiquesChapitre 101 sur 195 · SCÈNE V. i · texte numérisé non relu

SCÈNE V. i

ZÉPHIRINE

Licidas sera un cbevalier ; et vous , pourquoi n*en seriez-vous pas un autre?

RODOLPHE

Moi ! ah , par exemple î

ZÉPHIRINE

Et pourquoi pas ? Vous croyez peut-être que vous avez mauvaise grâce?

RODOLPHE

JN'on en vérité', je ne crois pas cela.

ZÉPHIRINE

Ma mère vous corrigera.

BODOLPHE.

Et de quoi, mademoiselle , s'il vous pltît ?

ZÉPHIRINE

De marcher tout droit devant vous , comme vous faites ; d'être roide , gauche.

RODOLPHE

Mademoiselle , je veux rester comme je suis.

ZÉPHIRINE

Monsieur , vous avez tort. Tenez , votre frère avait l'air d'un niais.

RODOLPHE

Oh ! cela est vrai.

ZÉPHIRINE

Eh bien I à pre'sent il a l'air de'gagç»

RODOLPHiE.

Pas trop encore.

l64 l'A. SIGNORA FlNTASTICr.

ZÉPHIRIKE.

Cela viendra. Mais voyons ce qu^on pourrait faire de vous.

RODOLPHE

Rien.

ZÉPHIRINE

Quoi! VOUS VOUS en tiendriez aux personnages muets , VOUS voudriez faire les gardes dans le fond du théâtre:'

RODOLPHE

Non , mademoiselle.

ZÉPHIRIÎîE.

Vous voudriez peut-être seulement jouer l'ours dans les Chasseurs et la Laitière ?

RODOLPHE

Mademoiselle

ZÉPHIRINE

Un des amis de maman a cet emploi-là ; il ne vout le cédera pas.

ÎIODOLPHE.

. Mademoiselle , je ne veux rien jouer , rien jouer du tout ; entendez-vous ?

ZÉPHIRINE

Pas possiblp 1 Qu'est-ce que vous feriez donc?

RODOLPHE

Ce que je ferais ? parbleu, je ferais ce que je suis . le capitaine Rodolphe Kriegschenmahl.

ZÉPHIRINE

Voilà qui est bien ; ma mère est aussi la sipn. Fantaslici; moi, Z^'phiriua Faotastici ; mais il L

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