SCENE V
BODOLPHE^
Alors, mademoiselle, rendez-moi mon sabre; car enfin cela n'est pas juste.
ZÉPHIRIKE.
Votre figure me plaît , me touche, etj prête à yous frapper , je laisse tomber le poignard.
RODOLPHE
Ah 1 c'est charmant cela. Si ma figure vous plaît, puis-je vous embrasser ?
ZÉPHIRINE
Ah non l
RODOLPHE
Tant pis.
ZÉPHIRINE
Vous vous re'veillez.
RODOLPHE
Je suis éveille'.
ZÉPHIRINE
Vous vous levez.
RODOLPHE
Me voici debout.
ZÉPHIRINE
Ah î pas comme cela. Il faut que vos mouyemens soient dous: , arrondis.
RODOLPHE
Mais mon habit est si serre que je ne puis remuer les bras que pour faire l'exercice.
ZÉPHIRINE
L'exercice ! quelle horreur I Otez votre habit etmeticz mon schall à la place.
l68 LA SIGNORA FA.NTASTiCI.
RODOLPHE
Votre schall ! qu'est-ce que cela signifie, petite sorcière ?
ZÉPHIBINE.
Obéissez.
RODOLPHE
Mais voyez donc! elle me parle comme mon général.
ZÉPHIRIKE.
Je le suis, votre général. Vous êtes des nôtres.
RODOLPHE
Moi I je ne suis pas engagé ; je n'ai pas signé mon enrôlement.
ZÉPHIRIRE.
Dansez avec moi; tenez le bout de ce schall. Allons, tournez.
(Rodolphe danse avec Zephi'rîne. Licidas les regarde en rianUj
RODOLPHE
Mon frère , tu ris. Attends , je vais (Il s^emhar-
rasse dans le schall, et tombe par terre.) Ah ! maudit schall]
(La porte s'ouvre ; M. et JIf"« de Kriegschenmahl entrent avec le Commissaire.)