‹ Essais dramatiquesChapitre 107 sur 195 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

LA SIGISORA FANTASTICI.

La même.

LE COMMISSAIRE

Etl'onVobeira?

LA SIGNORA FANTASTlCi.

Mieax qu'on ne vous obéirait.

LE COMMISSAIRE

Et s'il y avait des émeutes ?

LA SIGNORA FAKTASTICl.

Avec quatre vers alexandrins vous les calmeriez.

LE COMMISSAIRE

Quatre vers a. .. alexandrins ! cela expose-t-il la vie d'un honnête homme ?

LA SIGWORA FAKTASTICl.

Pas du tout , pas même celle d'un mauvais poète.

LE COMMISSAIRE

Mais c'est charmant celai Deux fois par semaine, bailli; une belle robe, du pouvoir, et point de danger. Signora , je suis à vous.

LA SIGNORA FANTASTICl.

Passez de ce côte ; vous , capitaine Rodolphe , vous ne quitterez pas ma fille.

RODOLPHE

Non sûrement, signora: c'est mon Armide. Si je vais en Italie avec elle , je serai toujours Renaud, n'est-ce pas ?

LA SIGNORA FANTASTICl.

Oui , sans doute. Néanmoins vous vous prêterez quelquefois au rôle de Sacripant. Il faut être complai' sant dans les troupes de société.

1^4 ^^ SIGNORA FANTASTICI.

M™« DE K.RIEGSCHENMAHI..

Mon mari, qu'allons-nous devenir? nos enfans vont nous quitter. Nous resterons tête à tête. Ah que c*est triste î

M. DE E.RIEGSCHEKMAHL.

Madame de Kriegschenmahl , que nous dirons-nous quand nous serons seuls ?

M^» DE K.RÏBGSCHENMAHL.

Ce que nous nous sommes déjà dit .mon cher époux.

M. DE KRIECSCHENMÀHI,.

Ah ! je ne le sais que trop. Essayons de fléchir la signera Fantastici. — Madame , ne m'enlevez pas mes deux fils , la consolation de ma vieillesse.

LA SIGNORA FANTASTICI.

C'est juste ; vous devez être un excellent père.

M. DE KRIEGSCHENMAHL.

Ah ! elle commence à entendre raison.

LA SIGNORA FANTASTICI.

Oui , père de comédie.

M. DE KRIEGSCHENMAHL.

Comment , madame !

LA SIGSORA FANTASTICI.

Si vous voulez , vous ferez les pères nobles.

M. DE KRIEGSCHENMAHL.

Les pères nobles ! mais certainement. Les Kriegsclienmahl sont geutil^ommes de père en fils.

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