‹ Essais dramatiquesChapitre 14 sur 195 · X-'lRMIir · texte numérisé non relu

X-'lRMIir

Golo.

GEKEVIÈVE.

Ah , ciel! 6 bon vieillard! défendez-moi de ce mon. stre.... Qu'ai-je dit? quoi, je haïrais cehji qui n'est plus! O mon Dieu! pardonnez-lui comme je lui pardonne. Accordez-lui le repos qu*il implore ! Que cette tombe qui m'a servi d'appui , quand j'ignorais qu'elle renfermait les restes de mon fatal ennemi ; que celte tombe, loin de m'inspirer des sentimens de haine, reçoive encore des pleurs d'indulgence et de pilie' ! l'ermite.

Quoi , madame, c'est vous ! quoi, vous ayez pu vous dérober à la mort ! Comment se peut-il ?

GENEVIEVE

Ma fille s'est endormie au pied de cet arbre. Je puis vous parler , sans craindre qu'elle entende des secrets que je ne dois pas encore lui révéler. Ecoulez-moi, saint homme , vous qui savez sans doute une partie tle mon histoire , vous verrez si Golo vous a dit la

vérité.

l'ermite.

Je le crois, madame , car il m'a pénétré de respect pour vos vertus.

GENEVIÈVE

Vous m'appeliez ma fille ; pourquoi donc, mon père, avezvous changé de langage ?

l'ermitk.

La comtesse de Brabant est ma souveraine : bien que j'habite depuis long-temps cette forêt solitaire «{ui ne reconnaît aucun maître; je me considère eneore comme votre sujet.

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