‹ Essais dramatiquesChapitre 32 sur 195 · ACTE III, SCENE VI, 6l · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VI, 6l

la rappellerez à vous. Mais après dix années de souf- IVances , des instans de bonheur feront du bien à ces âmes troublées, et votre bonté' leur rendra la force de vivre et de vous servir»

ADOLPHE

Ah , mon père l parlez encore ; ce que vous dites est si vrai I

l'enfant.

Mon père, priez aussi pour moi , car je ne veux pas

vivre sans ma mère.

l'ermitk.

Mes enfans, entendez-vous ? . . . .

(On entend de la musique dans Pèloignement-J

ADOLPHE

Ne sont-ce pas nos amis qui viennent à nous ?

l'ebmite.

Mes enfans , le ciel nous a re'pondu. Regardez I

GENEVIÈVE , revenant à elle, Sigefroi, mes enfans, quel pouvoir me rend à layie?

l'enfakt.

Ma mère , Dieu nous a exauce's.

GENEVIÈVE

Cher ëpoux î

SlGEFROI.

Geneviève : tu vis ; je te retrouve. ÎJa criminel tel que moi osera-t-il te contempler ? pourra-t-il exister encore à tes pieds ? d'où vient que je ne puis me livrer à la joie? d'où vient que mon ame repousse encore le bonheur ?

CENEVIKVE.

Un pressentiment l'avertit que ce bonheur ne peut durer. Allons rendre grâces à l'Eternel des jours que j:» puis encore passer auprès de ce que j'aime. Il m'en reste peu , je le sens; mais ces jours seront si doux, qu'ils vaudront une longue yie.

FIIÎ DE CEKEyiEVE DE BP.AEAKT.

LA SUNAMITE

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