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C'en est fait i Semida ne vit plus.
LA SUNAMITE
Je me meurs.
( Elle tombe sans connaissance, }
GUEHAZI.
Âh , mon père l il est donc vrai ^ le malheur de cette pauvre femme est accompli , tu ne peux rien pour elle !
ELISÉE
Qui réveillera les morts de leurs tombeaux ?
GUEHAZI.
Celui dont la prière est toute-puissante^ toi, mon père , oui , toi.
ELISEE.
Je n'ai jamais remporte de triomphe sur le sépulcre.
GUEHAZI.
Le roi d'Israël était prêt à mourir , il implora ton appui, et quinze ans de yie furent ajoutés à ses jours.
02 LA. SUNAMITK.
£LISÉ£.
Il vivait encore , et il n'e'tait pas re'volle' contre le malheur , comme cette femme passionnée.
GUEHAZI.
Ah l si du moins cette pauvre mère savait que dans les régions e'thérées sa fille vivra peut-être auprès d'Élie, elle pourrait supporter la perte qui l'accable.
ÉLISEC.
Non , la Sunamite n'accepterait point des espérances toutes saintes, en e'change des biens terrestres auxquels son cœur est si vivement attache.
GUEHAZI.
Elisée, si tu n'as pas de consolation pour elle, ne la rappelons pas à la vie.
ÉtISEE.
Le terme de ses jours n'est pas encore atteint , ses yeux se rouvrent;^ prête-lui ton bras pour se relever.
LA SriîAMlTE.
Qui ifle soutient ? est-ce ma fille ? Non ; où suis je ? d'où vient le rêve affreux qui m'a poursuivie ? La fatigue et la chaleur du jour m'auront assoupie au pied de cet arbre, et pendant mon sommeil,,... mon père, le croiras-tu ? il me semblait que tu me disais que Semida n'était plus. Le prophète qui a prié pour sa naissance m'annoncerait sa mort ! Non, c'est impossible ; nul homme n'aurait le courage d'affronter la douleur d'une mère ; et toi , mon père , toi qui as tant soulagé de souffrances, tu m'aurais secourue, tu