‹ Essais dramatiquesChapitre 52 sur 195 · ACTE 11, SCÈJSE II. g · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈJSE II. g

aurais sauve ma filie; tu sais bien, toi qui lis au fond des cœurs , tu sais si le mien est fait pour survivre à ce qu'il aime.

ELISÉE

Guehazi, reconduis la Sunamite dans sa maison, soutiens ses pas chancelans . et redonne-lui quelque espérance.

GUEHAZI.

Quelque espe'rance ! Ah I mon père , qu'as-tu dit !

ELISEE.

Ce que j'ignore moi-même. La solitude et le recueillement de la prière m'apprendront si je puis encore verser quelque baume sur ses blessures. .

tA. SUNAMITE.

Allons, allons chez moi; car ma fille m'y attend. La pauvre enfant! elle est sans doute inquiète de mon absence I Pourquoi l'ai-je quitte'e ? Je ne me souviens de rien, la tête me fait mal , et j'ai comme une pierre sur mon cœur. Guehazi , donne-moi ton bras ; je suis si faible ! Ah ! je m'étais persuadée que ma fille était bien malade, et je sens avec joie que c'est moi qui le suis ; ce que je souffre m'aura troublée. Partons.

ELISÉE

Dieu clément ! Dieu des miséricordes l rends-lui sa raison, pour t'adorer et te fléchir.

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