GXJEHAZI , LA SUNAMITE , LA SOEUR
LA. SDNAMITB.
Ma sœur, comme cette chambre est obscure! elle était si claire , si brillante il y a quelques heures!
liA SOEUR.
Ma sœur , la nuit est venue , le soleil a disparu ; robscurité convient mieux aux pensées qui nous occupent.
Oui , tu as raison , je lés connais ces pensées , mais je ne puis les exprimer : je voudrais te demander......
Mais, non, garde-toi de me répondre ; je pourrais te haïr si tu prononçais des mots horribles. Laisse-moi , j'attends encore. Ah! qui peut se résoudre à n'attendre plus! Je comprends ce silence; elle serait déjà dans mes bras. Où faut-il la chercher maintenant î Guide-moi , je n'y vois plus.
LA SOBUR.
Mon amie , conserve dans ton cœur un profbnd souvenir.
LA SUNAMITB.
Un souvenir ! crois-tu donc qu'il s'agîsse de vivre ? Dis-moi , ma sœur , où sont ces roses funestes , les dernières qu'elle ait portées?
LA SOEUR
Je les ai posées à ses pieds, leur éclat n'est point encore flétri.
C)() LA SUr^AMtTE.
Li. SVNAMITE.
Elles ont dure plus que Semida. II y a des fleurs qui parent la yallëe ; il y a des oiseaux qui planent dans les airs; autour de moi, partout est la vie, et je n'en puis dérober un jour , un seul jour pour Semida.