‹ Essais dramatiquesChapitre 54 sur 195 · GXJEHAZI , LA SUNAMITE , LA SOEUR · texte numérisé non relu

GXJEHAZI , LA SUNAMITE , LA SOEUR

LA. SDNAMITB.

Ma sœur, comme cette chambre est obscure! elle était si claire , si brillante il y a quelques heures!

liA SOEUR.

Ma sœur , la nuit est venue , le soleil a disparu ; robscurité convient mieux aux pensées qui nous occupent.

Oui , tu as raison , je lés connais ces pensées , mais je ne puis les exprimer : je voudrais te demander......

Mais, non, garde-toi de me répondre ; je pourrais te haïr si tu prononçais des mots horribles. Laisse-moi , j'attends encore. Ah! qui peut se résoudre à n'attendre plus! Je comprends ce silence; elle serait déjà dans mes bras. Où faut-il la chercher maintenant î Guide-moi , je n'y vois plus.

LA SOBUR.

Mon amie , conserve dans ton cœur un profbnd souvenir.

LA SUNAMITB.

Un souvenir ! crois-tu donc qu'il s'agîsse de vivre ? Dis-moi , ma sœur , où sont ces roses funestes , les dernières qu'elle ait portées?

LA SOEUR

Je les ai posées à ses pieds, leur éclat n'est point encore flétri.

C)() LA SUr^AMtTE.

Li. SVNAMITE.

Elles ont dure plus que Semida. II y a des fleurs qui parent la yallëe ; il y a des oiseaux qui planent dans les airs; autour de moi, partout est la vie, et je n'en puis dérober un jour , un seul jour pour Semida.

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