I.A SOEUR
. Ose encore la regarder , viens avec moi ; pauvre mère, l'image de ton enfant subsiste encore.
( Elle tire le rideau qui cache le fond du théâtre. On voit Semida couchée sur son lit de mort. )
Oui , sans doute , je veux la voir , toujours la voir; mes yeux ne la quitteront plus. Mais il faut commencer C'est là-bas, n'est'-ce pas là-bas? Ma soeur ,
ma sœur!
{ Elle se précipite sur le lit de sajille. )
GUEHAZI.
O femme d'Israël î reprends courage , et prie le Dieu d'Abraham.
LA SrNAMlTF.
Le prier i et pour qui?
GOEHAZI.
Pour ta fille.
LA SUNAMITF.
Pourquoi donc , Guehazi , veux-tu te jouer de ma douleur ? Ne sais-tu pas ce que c'est que la mort ? L'espoir a-t-il jamais rien eu de commun avec elle ?