ACTE m , SCENE III. I OI
LA SUKAMITE.
Dieu ! Dieu l Elisée I O reconnaissance î ô bonheur î
SEMIDA.
Ma mère, que m'est-il arrive'? suis-je encore au milieu de la fête? Mais non , voilà nos anciens amis ; ils n'y étaient pas, je m'en souviens. Ah, que j'aime à les revoir ! Elisée , reste toujours ici ; nous sommes si bien avec toi!
lA SUNAMITE.
Mon enfant , de grâce ne cesse pas de parler l ta voix me fait du bien. Ah! j'ai tant souffert , pendant que je ne l'entendais plus !
SEMIDA.
[I Que s'est-il donc passé ? II me semble aussi que pendant long-temps , ma mère , je n'ai pu te dire que je t'aimais.
LA SUNAMITE
Mon enfant, tu dois la vie à la main bienfaisante que le saint prophète, au nom de l'Éternel , a daigné reposer sur toi.
SEMIDA, se mettant à genoux.
Elisée, lu m*as rendue à ma mère; c'est pour elle que je te remercie ; car j'étais si calme et si bien, que Dieu sans doute m'avait déjà prise sous ses ailes.
ELISÉE
Enfant aimé de l'Éternel , ta mère a été bénie à cause de toi. Faible plante , déjà battue par l'orage, herche ton appui près de ton Dieu. — Sunamitejreuils (1 l'autel ce que l'autel réclame.
102 LÀ SUNAMITE
' liA SUKAMITE.
Ah ! tu n'en cloutes pas.
ELISÉE
Maintenant il faut que j'aille dans d'autres contrées, annoncer la parole du Très- Haut , et mes cendres doivent reposer loin d'ici. Semida , quand on viendra te dire que le vieillard n'est plus, souviens-toi qu'il t'a chérie dans ton enfance , et va quelquefois encore prier. Dieu près de la retraite solitaire que j'ai habitée.
SEMIDA.
O mon père !
LA SUKAMITB.
O mon bienfaiteur !
SEMIDA.
Guehazi , adieu.
LA SUNAMITE
Guehazi , je n'oublierai point ta pitié*.
LA SOEUR
Revenez au milieu de nous.
GUEHAZI.
Conservez à jamais l'alliance de l'Éternel.