ACTE I , SCÈNE III. I i
LE CAPITAINE
Si elle l'aime ! qu'est-ce que vous entendez par-là? il n'est pas décent à une demoiselle d'aimer. Je voudrais bien voir que ma fîile s'avisât d'aimer quelqu'un !
M"« DE K.ERNADEC.
Mais vous, mon époux, ne vous ai-je pas aime' ?
LE CAPITAINE
C'e'tait tout simple , madame de Kernadec ; d'abord vous étiez plus âgée de quatre ans que votre fille.
M™« BE KERNADEC.
Plus âgée , monsieur ; dites donc moins jeune; il y 1 a des mots que je ne puis souffrir d'entendre proj Qoncer.
LE CAPITAINE
j Ah ! parbleu , j'en dirai bien d'autres. Eh bien I donc^ quand vous m'avez aimé, oubliez- vous que t j'avais déjà reçu trois blessures ? cela explique tout. ^ Mais une fille modeste peut-elle aimer une face blanj che et rose comme ce Derval? je vous le demande.
|j M™* DE KERNADEC.
I Oemandez-le à votre fîlle , qui vient dle-méme [{ vous parler.