SCÈNE IV
LES PBÉcÉDEifs ; SABORD , DERVAL.
DERVAL
Eh î bon jour , capitaine ; comment cela vâ-t-il î J'ai bien des complimens à vous faire.
LE CAPITAINE
Et de qui ?
DERVAL
De tous les marins de notre escadre ; ils étaient avec vous à Ténériffe, et ils disent que votre frégate «st le bâtiment le mieux équipé de toute la marine française. ^
LE CAPITAINE
Ah! pour cela , j'en conviens.
DERVAL
Ah peste î depuis vous, je me suis trouvé à une affaire bien chaude, morhleu , yertubleu i .
l4o LE CAPITAINE KERN ADEC.
SABORD, bas à Dérivai.
Ne jur«z donc pas d'une voix si douce ; il faut au moins que Tair aille ayec les paroles.
DERVAL
Oui , mon capitaine ; dans le plus fort de l'action , l'on mit tous les canons sur le tillac. Celte manoeuvre savante nous valut la victoire, au bout d'une heure les ennemis se rendirent , et nous baissâmes pavillon.
SABORD, has et Dental.
.Mais vous ne savez ce que vous dites ; vous allez tout gâter.
Comment, les canpns sur le tillac ! baisser pavillon quand on est vainqueur î quelle histoire me faitesyous là ?
SABORD
C'est que la joie de vous revoir lui trouble un peu la cervelle; d'ailleurs vous savez bien que depuis i%i'j la manœuvre est toute changée.
DERVAL
Ah capitaine ! j'ai vu bien du pays , mais nulle part une personne aussi charmante que mademoiselle Rosalba.... Je viens vous sommer de me tenir votre promesse.
LE CAPITAINE
Avez-yous abandonna tout-à-fait la litteVature ?
DERVAL
Ah \ pour jamais.