ACTE II, SCÈNE VI
Lieu ! j'équiperai un corsaire , et je ne remettrai jamais le pied sur ce maudit élément pierreux , qu'on appelle la terre , et qui n'est pas fait pour l'homme. Ah , monsieur Derval I
( Un domestique arrwe. , et remet une lettre à M. DerifaLJ
DERVAL
Monsieur, daignez ra'excuser; je reçois à l'instant une lettre qui rr'apprend qu'à la sollicitation de mon oncle, le ministre s'est occupé de nouveau de votre alFaire, et qu'apprenant des faits d'armes de vous qui lui étaient inconnus , il vous accorde la croix.
LE CAPITAIKE.
La croix I la croix! Mais dites- moi, moùsiear, je ae la dois pas à la faveur , n'est-ce pas ?
DERVAL
Non , monsieur ; lisez la lettre.
u Pour ses bons et loyaux services, z^ Ah! c'est donc vrai , que j'ai bien servi.
ROSALBA
Mon père, laissej-vous toucher î
»1'"» DE K.ERNADEC.
Mon ami !
DERVAL
Monsieur !
LE CAPITAINE
Allons , mes enfans , il faut que vous aussi vous soyez heureux ; je consens à yolre mariage.
l48 lE CAPITAINE RERNADEC, ETC.
M™" DE KERNAOEC,
Eh bien ! c'est pourtant moi qui ai tout arrangé.
KÉaiNE.
Oui ; mais on ne peut pas dire que vous vous soyez sacrifiée dans cette affaire.
LE CAPITAINE
Tu as été bien méchante pour moi, Nérine ; tu as voulu me tromper ; mais de tout ce mauvais rêve ne pourrait-il pas me rester la victoire du Pic de Ténériffe ? elle me plaisait tant I
NARINE
Eh l pourquoi pas ? Si vous le croyez, n'est-ce pas comme si cela était, f aux spectateurs. ) Grâce au ciel, nous voilà tous contens , pourvu, mesdames et messieurs , que ce jour ne vous ait pas paru aussi long que sept années.
FIS DU CAPITAIHE KERNADEC.
LA
SIGNORA FANTASTICI,
PROVERBE DRAMATIQUE