SCÈNE I
M. ET M- DE KRIEGSCHENMAHL.
^ M"* DE KRIEGSCHENMAHL.
iVloN ami, si vous pouviez cesser de fumer celte pipe, vous me feriez grand jïlaisir , en vérité , grand plaisir. Cela gale toule l'odeur du ihe'. La fume'e salit ma robe blanche ; en vérité , c'est bien désagréable.
M. DE E.RIEGSCHENMÀUL.
Que voulez-vous , ma femme , chaque pays a ses usages. En Angleterre , vous buvez de l'eau chaude tout le jour, c'est fade, c'est insipide. La pipe est plus militaire ; elle me rappelle ma jeunesse. Depuis vingt-cinq ans que je suis votre époux , madame de Rriegschenmahl , ne pouvez-vous donc pas vous accoutumer à moi ?
M™« DE KRIEGSCHENMAHL.
Il y a vingt-cinq ans que vos coutume s mililaiie* me réyollent.
I Sa LA SIGNORA. FANTASTICI.
M. DE KRIEGSCHEIC2CAHI..
II y a vingt-cinq ans que vos pruderies m'ennuient.
M""* DE E.RIEGSCHEMMAHI..
C'est bien honnête.
M. DE KRIEGSCHENMA.HL.
C'est bien complaisant.
M™» DE KRIEGSCHENMAHt,;
Quand vous e'tiez amoureux de moi.....
M. DE K.R1EGSCHENMAHL.
Quand vous aviez envie de m'e'pouser...,.
M"' DE KRIEGSCHENMAHL,
Je m'amusais bien plus.
H. DE E.RIEGSCHEKMABL.
Je m'ennuyais bien moins.
M"" DE KRIEGSCHENMAHL.
Nous sommes pourtant heureux ensemble.
M. DE SLRiEGscBENMAHL , en bâillant»
Oui, bien heureux.
M™* DE KRIEGSCHEKMAHL.
Mais quelquefois j'aurais envie
M. DE KRIEGSCHENMAHL.
De quoi ?
M"»* DE KllIEGSCHEKMAHt.
D'autre chose.
M. DE KRIEGSCHENMAHL.
Que voulez^youî dire, madame de Kriegschenmahl ?