‹ Essais dramatiquesChapitre 97 sur 195 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

M. DE KRIEGSCHENMAHL,

CZest bon pour une femme de jouer la come'die ; mais un homme doit faire la guerre , toujours la guerre.

LtCIDAS.

Mais, mon père, quand on est en paix

M. DE KRIEGSCHEKMAHL.

C'est égal.

M™« DE K.RIEGSCHENMAHI,.

Je serais bien fâchée que tu fisses la guerre ; c'est beaucoup trop rude pour mon cher fils. Mais jouer la comédie l En vérité cela fait frémir. Jamais ma mère ni ma grand'mère n'ont rien imaginé de pareil.

LICIDAS.

Si vous voyiez la Signora Fantastici, elle vous plairait. Elle est si animée, si vive I elle dit des vers , elle chante. Sa fille fait de même , et moi je sais déjà leur répondre; elles m'ont appris à déclamer comme

elles.

M™« DE KRIEGSCHEKMAHL.

Ah mon Dieu I il est perdu !

XlClDAS.

Je veux suivre la signora Fantastici ; je yeux aller en Italie avec elle.

M"* DE KRlEGSCHENMAHti. ''

Ah ciel î

M. DE KRIEGSCHENMAHL.

Mais qu'est-ce que c'est doue que cela, monsieur Licidas ?'

l60 LA SIGNORA FANTASTICI.

celte signora Fantastici qui met le trouble dans toutes

les têtes.

M"'" DE KRIEGSCHENMAHL.

Mon cher ami, ne soyez pas trop vif.

M. DE KRIEGSCHEKMAHL.

Ma femme , ayez soin de me contenir ; car , parbleu j quand je m'y mets , je me fais peur à moi-même. ( à Rodolphe. ) Mon fils , veille sur ton frère , et ne le laisse pas sortir d'ici.

RODOLPHE

n suffît, papa.

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