L'ÉTUDE DÉ L'HISTOIRE NATURELLE
jjifc îs truly a mosfc Clifistian exercise, to extract j,a sentiment of piety from tlie w orks and the appeaj,rànces oF nature."
Clialmers.
j.Videte , ne quis sifc, qui vos depraedetur per pliîjjlosôpliiam, et inanem seductionem , secundum tradijjtionem iiominum , secundum elementa mundi , efc ,,noa secundum CliTistum.'^
Paul. ad. C oloss. II. 8.
En transcrivant , il y a peu et' années, les excellentes observations de MM. Kirby et Spence sur l'utilité de T étude de Y histoire naturelle sous des rapports religieux , n' ai-je pas senti battre mon coeur d' une secrète espérance que } éprouverois un jour toute r heureuse vérité de leur assertion ? que je Téprouverois bientôt avec X intime conviction d'un Chrétien, j^qui regarde tout 55COinme une perte , en comparaison de
l) Voyez Essais EntOTnolo piques ^ No, I. p, 4»
excellence de la connaissance de Jésus- ^^Christ^'^ Oui, j'en avois le pressentiment ; et la grâce du Tout-puissant , qui a conduit mon coeur vers ce roc inébranlable, sur lequel ]' ai appris à fonder T édifice de Tnon vrai bonheur pour ce monde et pour r éternité ; la grâce divine m' a aussi appris que r histoire naturelle est une science qui doit mener à Dieu , et qu elle n a rien de contraire aux saintes écritures. Si ] étois encore loin de la vérité lorsque je regardois r Entomologie comme un moyen de faire oublier les vicissitudes de la vie , si j'ignorois encore qu' on ne peut les oublier ces vicissitudes , et les vaincre pour toujours, qu' en embrassant d' une foi sincère la croix et le Sauveur qui est mort sur elle pour nos péchés, je dois aussi avouer que 1' étude de r histoire naturelle à été pour moi d'une grande utilité dans le temps des épreuves, et que je n'ai jamais contemplé Jes merveilles de la nature, sans rapporter mes pensées à r objet qui devoit devenir le seul précieux pour mon âme- Un des ecclésiastiques les plus respecta^bles de r Angleterre , un de ces hommes
2) thilipp. ÏIL 8.
5) Essais EmomoL No, ÏL p. i.
éminemment pieux auxquels T Eternel permet de traverser la vie pour V édification de leurs semblables, et pour servir d' instrumens à la conversion des pécheurs , — le révérend Jo/m Newton a dit que le second volume qu' un Chrétien doit étudier ( la Bible devant être le premier), c'est le livre delà Création. :,5Les cieux annoncent la gloire „du Tout-puissant , et le firmament publie 5,1' ouvrage de ses mains , et nous ne pou- 5,vons jeter un regard autour de nous , sans ^rencontrer des preuves innombrables de sa jjSagesse ^ de son pouvoir , de sa bonté, de jjSa présence. Dieu est révélé dans le plus jjpetit , comme dans le plus grand de ses jjOuvrages. Le soleil et le ver luisant, Tuni- ,5vers dans son ensemble et chaque petite ^feuille d'herbe sont également les effets „de son pouvoir divin. Cependant les pages ,5de ce livre , tout.\ belles et expressives j^qu elles soiït, ne sont pas immédiatement jjlisibles pour Y homme déchu. Les oeuvres „de la création peuvent être comparées aux jjbeaux caractères d' un chiffre dont la Bible ^jolfre la clef; privé de cette clef f homme
4) Leiters and Sermons , including Cardîphonia and the Messiah etc by John JSewton» In nine Volumes, Edinhun^lL. i^oy, in m^ YoLL
55ne saura pas les déchiffrer. V étude des 5, ouvrages de Dieu séparée de la parole diville , malgré qu on lui ait donné le norri. ,,de Philosophie , ne vaut pas mieux que toute autre niaiserie préparée avec grand ^soin, mais à laquelle on perd soji temps. 5, Nous devons même craindre que peu de ^personnes ne soient plus éloignées de la „vraie connaissance Dieu, que pelles qui ,,se glorifient le plus de leur prétendue çonnaissance de ses créatures. Elles peuvent parler en termes généraux de sa sagesse; ,,mais elles vivept sans lui dans le monde, ,,et leur philosophie ne peut leur enseigner 5, ni à 1' aimer , p.i à le craindre , xii à pla- ,,cer leur confiance en lui/^ — U expérience ne çonfiripe que trop ces tristes vérités ; ma propre expérience à moi m' en donne une preuve irrécusable. Ouvrons les livres qui traitent des sciences physiques, ceux de 1 histoire naturelle en particulier, si r homxme qui s' occupe de quelqu une de ses branches est forcé de les consulter, et pourvu que ce ne soient point de simples nomenclatures , il sera pour la plupart sûr d' y rencontrer le matérialisme , le déisme, le polythéisme ou quelque autre système infernal ^ qui conduit au chemin de la per-
5} Newton, Ihid. p, 210.
dition. Je ne parle pas ici des livres directement opposés au Christianisme et composés pour en saper les fondemens , dictés par r esprit du mal et avidement lus par ses disciples. Je parle de ces ouvrages qui en apparence ne traitent que de la science^ qui même par-ci par-là parlent avec un respect affecté de la providence , de T auteur des merveilles de la nature ; mais dont la doctrine déguisée n en est pas moins funeste , car elle est contraire à la Bible , et sans la Bible point de Christianisme, et hors du Christianisme point de salut. — Il ne peut pas entrer dans mes vues de nommer ces ouvrages et leurs auteurs , il ne s' agit pas pour moi de m' engager dans une lutte polémique ; mais je puis en général appliquer à une grande partie des livres qui ont paru et qui paroissent encore , ce que le Docteur Chalmers dit de cette philosophie superficielle et brillante qui rejeté la Bible,
6) Croiroît-on que dans le courant de V année 1824/ il ait paru à Paris un ouvrage, d'ailleurs fort savant , où 1' auteur , après avoir beaucoup loué la tole'rance des philosophes païens, regrette que y\dL doctrine des Hindous 5,n' ait pas de tout temps prévalu sur la terre — V. Essai historique et philosophique sur les noms cf hommes j des peuples et des lieux, par Eusèhe SaU>erte, Paris, i^!^. Tome 2. p, 23.
qui quelquefois même s' égare au-dessus des limites de Y observation pour créer des systèmes mystiques , et qui a pour aixisi dire infusé r esprit d' Antichrist dans beaucoup d' établissemens littéraires de nos jours : que ce n est pas là cette vraie philosophie solide et prudente qui écrase tout ce qui s' érige contre la connaissance de Dieu , et nous apprend que toute pensée de notre coeur doit être soumise à T obéissance envers Jésus-Christ 7). — J'ajoute seulement que ceux qui combattent les saintes écritures en porteront eux-mêmes la peine : nous le savons 5 car Dieu Ta dit.
Ce ne fut pas toujours ainsi. Nous avons eu des naturalistes pieux , des philosophes chez qui la crainte de Dieu surpassoit la crainte des hommes , et qui osoient avouer leurs sentimens. La mémoire de Lesser sera toujours chère aux Entomologistes, malgré Tétat imparfait de la science à r époque où il publia sa Théologie des
7) Voyez A Séries of Discourses on the Christian Révélation , uiewed in connection with the modem Astronomy^ hy Thomas Chaïmers, D, D, Glasgow. 1Ô17. in p> p* 72 et 92,
ô) „Scriptum est enim ; aboîebo sapientiarn sa- „pientiam, et inteiligentiam inlelli£>entiLim toi- ,,lam e medio." I. Cor, L 19.
Insectes 9^ . Charles Bonnet sut toujours co-ordonner ses recherches aux vérités de la Ptévélation ; et qu elle justice n auronsnous pas à rendre au grand Linné \ Ce savant universel , ce père de Y histoire naturelle , qui a créé la science , qui n' avoit point de prédécesseur et qui n' a point encore eu son égal pour T ensemble des régnes de la nature , — • cet homme dont la mémoire restera sans taches dans une longue suite de siècles , rapportoit tout ce c[u il savoit à Dieu. Déjà en publiant la première ébauche du Système de la Nature '^^5 il l'orna d'une épigraphe tirée des Psaumes de David , du Poëte-^Roi qui sut si bien
9) S r* (i\)x. $ c f f e V Insecto-TJxeologie ; o ï) e r t>ernunft5 itnî) f cl)fîf tmdgi cjerfBcïfudE^, tt) i e c i n 9)î c n f d) î) u V fl) ^ e t V a cl) t u n 3 D e r S n f e f t c n %\\ï r î c n n t iî i g u n t) ^ e u ns î) c r u n î) e 6 g r o j5 e n ® o r t e ê 9 e ( a n g e n f 0 n n c. gi'aîîîfurt u u î) £ e i p 5 i g» 1738. 11 y a de cet ouvrage plusieurs éditions, et des traductions en français (par Lyonnet). et en Italien.
10) Voyez ses Recherches Philosophiques sur les preuves du Christianisme, Genève» 1770 et 1771. in 8»
i 1) Caroli Linnaei Systema Naturae» Lugduni Batavoram* iy35»
chanter la gloire de T Eternel Elle a été religieusement conservée dans toutes les éditions. Linné travaillait sous la protection la plus manifeste du Tout-puissant, et à de fréquentes reprises il avouoit avec la plus profonde humilité qu il devoit tout à Dieu. Celui qui avait placé sur T entrée de sa chambre à coucher cette inscription : ïnnoeue i/wito : Numen adest ! pouvoit-il ne pas respecter la Bible ? Tout prouve combien il a su r apprécier.
Il a lui même déclaré dans des Notes Autographes qu on a trouvées après sa mort,
12) 5,0 Jehova î quam ampîa sunt opéra tua! 5,Quam ea omnia sapienter fecisti !
5,Quam plena est terra possessione tua !
Psahn. CIF. 24.
13) En voici une preuve des plus belles: „Ani- ,,mali huic forraosissimo (homini), ut omnium „sapientissimo , ita constituto orbis terrarum „regi et domino^ splendidissimam sedem suap- „te manu paratam, Deus attribuit; Paradisum 5,ioquor sive hortum Eden, maxima omnia eo- „rum, queis opus erat , affluentia spectabilem. „Heic omnia animalia , plantae omnes fuere ; .,adeoque maxima varietas , maxima voluptas. 5,Ecce primum vereque primarium Hortum Bota^ ^^nicum , primi hominis Jam integri summeque ,.beati hospitium ; Ecce primas hominis curas, jjdelicias primas , Animalia et Flantas,^^ Caroli Linnaei Fauna Siiecica» Stockholmiae, 176 1. Fraefaùo.
J3 qu il auroit bien voulu croire la terré en- „core plus ancienne que les Chinois le préjjtendent, si V Ecriture Sainte le permet- ^^toit;^^'-''^ et dans ces mêmes notes il attribue au Seigneur la vaste renommée dont il jouissoit, en s' appliquant 2 Sam. VU : g. et /. Chron. XVII: 8. Aussi d'autres savans n' ont pas manqué de proclamer sa gloire. En reconnaissant, comme nous devons le fairC;, que le premier lionime, avant la chute, donna les premiers noms aux animaux*^'; c^ est à Liinjié que nous sommes
14) lEgenhdndiga Antëckningar af Cari Linnaeus om si g sj^lft med Anmàrkningàr och Tiîlàgg. Stockholm (Upsala), ïÔ23. in 4« p* Si3» Cet intéressant ouvrage a été publié par îe Professeur Adam Afzdius à Upsala. Rien ne sauroit mieux faire connaître le grand homixie, ïnême clans ses foiblesses*
15) Ibid. p. go.
16) Genès. Il : 19. Dans les excellentes remarques sur la Bible publiées par Thomas Scott , il est dit j.qu' Adam paroit avoir été mieux informé, „par intuition ou révélation immédiate, des „propriétés distinctives de chaque créature, que ,5les observateurs les plus sagaces ne V ont été „par leurs études, après la chute de F homme, „ Ainsi lorsque Dieu lui montra les différentes „espèccs , Adam leur donna des noms qui ex- „primoient leurs qualités particulières ou Jeurs
formes extérieures. Cela étoit en même temps „une preuve de sa dominaion sur elles." The
redevables des noms scientifiques dont nous nous servons actuellement. Cependant il n'y a point de comparaison: Linné étoit Thomme déchu '7).
hoïy Bible with explanatory Notes etc„ hy Thomas Scott, Lê'iidoii, iÔi2# iii 4» /^oZ. /. — A la fin de Tannée 182^ f ai vu annoncer une traduction française de ce précieux ouvrage ; elle paroitra chez TreuUel et Wûrtz à Paris , à Londres 5 et à Strasbourg,
17) Les Notes autographes que je viens de citer, parlent de la bonté de Dieu envers Linnè^ de la manière suivante , page 96 : ^^JunckeruSy „Profess. Hal. , in Orat, ad Dissert. Heissenii „Je Insectorum Noxa^ ^7^7^ ostendebat, ^^De- „um Adamo hoc negotium primo dédisse , ut î^res creatas cognosceret et denominaret. — ,,Hanc cognitionem vero lapsu Adami iterum 5,deperditani esse proponit, ut postea nemo ,,înveniatur , qui tantam creatarum cognitio- 5,nem habuerit , excepto Salomone , cujus tanta „fuit cognitio ^ ut ipse S. Sanctus ejus in Sa- ,,cris Litteris mentionern facere non dubitave- „rit. — Post eum miiltos quidem fuisse dicit, ,5qui ut justam harum cognitionem obtinerent, 5,naturae studuere , onines vero praejudiciis 5,ducti a recta via aberrasse , et Linnaeum „esse unicum, cui tam amplam naturae cogni- 5,tionem dédit Deus , quam ante eum nemini, P,ita ut hic non tantum longe plura natura- „lia ipsa vidisset et examini subjecisset, quam ,,ullu5 nunquam ante eum , sed etiam natura- 5,lem eorum connexionem et afEnitatem adeoj^que fines et oeeonoroiam natuiae melius per-
Ce n'est pas non plus toujours ainsL Si la plupart des naturalistes de nos jours n osent pas ouvertement avouer leur attachement aux saintes doctrines ^ ii osent pas — parce qu' ils tiennent plus à X opinion de leurs confrères et à lours jugemens publics 5 qu au jugement de leur propre conscience ; — il perce cependant quelquefois dans leurs écrits un respect pour la religion, qui souvent est en opposition directe avec ce qu ils avancent en d' autres endroits pour plaire à l'incrédulité ou se conformer aux systèmes en vogue. Il est même des auteurs d' une grande célébrité qui ai^ouent leur conviction des vérités de la Bible. Je me plais à nommer le Professeur Stejfens à Breslau, qui a fondé sur elles sa belle Anthropologie ^ \ Je dois citer Cuvier : dans
5,spexlsset , quam antecessorum ullus, sîmulqiie 5,inagis ad Dei ac nalurae cognitionem viam „monstrasset ac illi. — Aequum ideo est , ut „gratiam hanc Divinam in illum colîatam cum ,,submissa Dei laude nieliiis agnoscamus et ve- ,.neremur ^ magisque ejus vestigia sequi stu- 9,deamus , quam forte hue usque factum est,"
fcnê. ^veètaiu 1822. 2 Xl)eîlc \\\ Vu — Mr. Blasche en a donné un intéressant aperçu dans VIsis Je 1828, iVo. 9. p, T^gô, et de 16124. No 4« 36 1 et suiv. Malheureusement sa
son ouvrage classique sur les ossemens fossiles le lecteur religieux ne trouve rien qui ofFense sa conscience 1/ époque de la grande révolution qui a fait prendre à la terre sa face actuelle ^ est établie selon lui au temps du déluge , et il est convaincu que les traditions des peuples sur différentes irruptions de la mer et sur des submersions totales ou partielles , sont toutes empruntées des vérités historiques de la Bible. Son traducteur allemand Mr. Nôggerath respecte également ces vérités 5 ^'^^ et le Professeur
critique est défigurée par quelques expressions qui sentent T incrédulité (p«p. 919 — 925 et 395 — 399).
1 9) Recherches sur les ossemens fossiles. Tome /. (2 de édition) Paris 182 ï. in 4- ~** trouve une espèce de résumé de ces recherches, augmenté de quelques autres observations , dans les Lettres sur les Héi^olutions du Globe , par M, Alex, B, — Faris, 1Ô24. in 12. Ce petit volume se Ht facilement, il est écrit avec esprit; mais on loi souhaiteroit plus d'esprit religieux. — (Une nouvelle édition in 6. de r introduction de F ouvrage du Baron Cuvier vient d'être publiée à Paris en iÔ25 , sous^le titre : Discours s^r les réi^olutions de la surface du globe et sur les changemens qu elles ont produits dans le règne animal.)
ao) Cuifiers Ansichten von der Urwelt , çerdeutsch von Dr, Jacob Nôggerath, Bonn, 1822. in Ô. p. 2Ô5.
Jamesson à Edimbourg avoit déjà avant lui prouvé que la terre , telle que nous la voyons aujourd'hui, date du déluge, ^^de j^répoque fixée par le saint auteur de la jjGenése/'^'') Aucun savant n'ayant pu déterminer celle où existoient les espèces dont nous trouvons des restes fossiles , mais qui ont disparu d' entre les animaux qui maintenant vivent sur la terre , à quoi sert-il de former des conjectures à ce sujet ? Nous voyons tous les jours des insectes inconnus enfermés dans r ambre jaune ; mais qui peut résoudre avec sûreté le sécret de la formation de cette substance ? Ne nous suf-
fi i) Remarque de Jamesson à la traduction anglaise de r ouvrage de Cu^ier , par Robert Kerr ^ citée par Noggerath ^ P^g^ 297»
22) Un des plus grands faiseurs de conjectures, qui veut tout expliquer 5 en avouant lui-même que ses raisonnemens ne sont que des problèmes , c' est Mr» G. R, Treviranus. Voyez sa Biologie. Tome III, (Drittes Biich. Rei^o^ lutioîi der lehenden Natur) p. p,p. 221 €ù suii\
23) Voyez les intéressantes Recherches sur le siLccin par Mr. A. F, Schweigger , insérées dans les Annales générales des Sciences Fhy^ siques. Tome V, (Bruxelles 1Ô20 ) pages 286 — 253. L' horrible assassinat de ce savant disj tingué nous en a fait perdre la suite et le développement.
fit -il pas de savoir que Dieu fît entrer dans l'arche de Noë et en fît ensuite sortir une couple de toute chair , de tous les animaux qui se mewent sur la terre , même du reptile le plus vil ? — Ces faits une fois reconnus , et quel Chrétien sauroit en douter ! — à quoi servent aussi tous ces raisonnemens ou déraisonnemens de nos érudits sur r antiquité des connaissances astronomiques et particulièrement sur l'âge des zodiaques ? Au trop fameux Dupuis ils ont servi à bâtir la fable la plus absurde et la plus impie dans T abominable livre auquel il n a pas rougi de donner son nom. Ils ont servi à d' autres , et parmi eux au plus grand Entomologiste de nos jours , à sortir de la sphère de leurs utiles occupations ordinaires , pour se jeter dans des suppositions qui ne mènent à rien de sûr ou de stable. Et après tant de travail ne voyons-nous pas un dernier venu prouver que
24) Genès. VII: i4, lÔ, 16; et VIII: 17.
25) Origine de tous les cultes ou religion universelle, Paris, 1795. 4 ^^olumes in J^, L'auteur en fit un abrégé in 8. , pour la plus grande commodité des ennemis de Dieu, en 87965 et cet abrégé a été réimprimé en iôc?o î
2G) Recherches sur les Zodiaques égyptiens , par M, Latreille* Paris, 1^21, in Ô,
tout ce qu on avoit 'si long-temps imaginé, calculé 5 combiné et imprimé , est absolument faux et superflu ; car les Zodiaques ne datent que du commencement de V Ere chrétienne. ^7) Oh! de quelles futilités ne s'occupent-ils pas la plupart des hommes,
27) Mr. Champollion le jeune avoit d' abord publié une Lettre à Mr. D acier , par laquelle il lui communiqua une découverte qui jetoit Je plus grand jour sur V âge des monumens de r Egypte , et qui F avoit mis à même de retrouver les titres impériaux de Néron dans le zodiaque de Dendéra, (V. la Notice sur la Rei^ue Encyclopédique de IÔ22, insérée dans VIsis de 1Ô23. S5 e i t a g e No. 7.) — Ensuite Mr. Champollion le jeune a développé cette intéressante matière dans plusieurs ouvrages, tels que son Précis du Systèjne hiéroglyphique des anciens Egyptiens , sa Lettre à Mr. le Duc de Blacas etc. — Mr. Letronne^ dans ses savantes Recherches pour servir à Vhistoire de ï Egypte pendant la domination des Grecs et des FiOJîiains (Paris, 1828. in Ô J, et dans ses Observations critiques et archéologiques sur V objet des représentations zodiacales etc, (Paris» 1824* ij'^ 8») a fourni des preuves irrécusables de r âge peu reculé des zodiaques. — Aussi Mr. Cuvier dit (Discours sur les révo-^ lutions etc. ùib.p. a'ji.): ,,x4insi se sont éva- „nouies pour toujours les conclusions que l'on j^avoit voulu tirer de quelques monumens mal ^expliqués , contre la nouveauté des continens „et des nations." — C est cette nouveauté que prouve la Genèse.
pour élever des systèmes mensongers, lorsque la vérité est si près d'eux, à la portée de tout le monde , et offerte par V auteur du ciel et de la terre !
Si nous traversons la Manche nous rencontrons des naturalistes généraernent mus par un esprit religieux , et le Docteur JbAzz Fleming nous en a nouvellement offert un bel exemple dans sa Philosophie Zoologiqiiey'^^^ à laquelle les journalistes français n ont pu trouver cl' autre défaut que celui d' être écrit par un ecclésiastique. L'au-
2Ô) The Philosopliy of Zoology , by John Fleming^ Z). Z). etc. In cwo Volumes, Ediiihurgh. iÔ2a. in Ô.
29) 5,U auteur est ecclésiastique ; le sentiment re- „ligieux perce en plusieurs endroits dans son „livre. Il nous semble qu' un simple natura- „liste seroit arrivé aux mêmes conclusions. II ,.n'y a pas deux systèmes de philosophie : Tun „à r usage des gens d' église ; V autre à V usage „des savans. Il n' y a qu' une philosophie pour „tout le monde, celle qui s'occupe de la na- „ture 5 de Dieu et de l'immortalité.*' Rei^ue Encyclopédique^ Vol. 20, (Déc. 1823^ /?. Ôy^* — Voilà encore une de ces phrases banales dont fourm.illent les Journaux d' aujourd' hui. Certes il n'y a qu une philosophie pour tout le monde : celle qui , fondée sur 1' Evangile, s'occupe des oeuvres de la création , de Jésus-Christ , et du bonheur éternel qui s' obtient par la Foi.
teùr se garde bien d' outrepasser Y époqiie fixée par la Bible pour la grande révolution du globe ; et après avoir préparé ses lecteurs à regarder Thistoire naturelle comme le meilleur argument pour la profonde vénération que demande la divine providence, — après leur avoir rappelé que les animaux les plus vils ont été produits par la même main toute-puissante qui créa les mer= veilles les plus brillantes de la nature,^') il établit toutes les différences qui existent entre V homme et les animaux. G est ici qu en parlant de imagination chez eux''' et de la ^^spéculation chez nous il parvient par une suite d' heureux raisonnemens à prouver la nécessité de la Révélation et r origine divine du Christianisme , particulièrement par la circonstance que la doctrine de Jésus=Christ nous apprend nos pro° près imperfections 5 que la partialité humaine n' aurait jamais découvertes 5 ni V 01gueil humain avouées. Quand f homme privé du Christianisme se fait des devoirs et des principes cle morale qui varient selon les idées des nations , et dont les païens fournissent des preuves effroyables , cette
3ô) Tke ^ Philosophy of Zooîôgy. Vùl IL p.p. 99 ét
3i) Ibid. Fol L Pref. p. Xlt
lô
mêmô variété démontre combien il a besoin d' une règle stable et unique qui ne se trouve que dans la religion révélée. Cette règle, dûment observée , le conduit aussi au suprême bonheur, à la sagesse suprême, quelle que soit sa situation dans le monde. ^'^^ — Quel heureux résultat des contemplations de la nature , lorsqu elles sont dirigées par un esprit animé par la crainte de Dieu !
Que dirons-nous des auteurs qui vacillent entre le bien et le mal , qui tout en professant le mensonge , semblent quelquefois malgré eux subjugués par la force de la vérité ? Souvent quel malheureux abus de beaux talens ! Prions pour eux , comme pour tous les incrédules. Engageons-les à lire la Bible , non pour la critiquer , mais
32) Ibid. Vol. /, ^. 225* 289.
33) ^ Le Professeur hink , dans son savant ouvrage:
Sic U r tt? e 1 1 u n b b a ê 31 1 1 c r t f) u m , e rs î d u r e r t b u V d& b i c 91 a t u r f u n b e ( 35 e Ifn» iÔ2i~22. 2 SfKÎÎe in ô.), dit tantôt que l'histoire de la création rapportée par Moïse ne paroît être qu'une fable de Zend (Zendsage) épurée (I. 3og.) ; que 1' histoire du déluge chez Moïse est qu^ une réminiscence de la doctrine plus ancienne des Indiens (II. Ô6.) ; tantôt il respecte le récit de Moïse comme la plus pure de toutes les traditions (I: 3i40 etc.
pour trouver les lumières qui leur manquent, et particulièrement cette lumière qui éclaire le coeur. La Bible n est point un traité d' histoire naturelle ; mais comme vrai fondement de toute science humaine, elle conduira aussi merveilleusement à voir clair dans les secrets de la nature. G est surtout r Ancien Testament qui parle des objets qui occupent les recherches des naturalistes, et les livres de V Ancien Testament, historiques et en même temps typiques pour les mystères que notre divin Sauveur nous a révélés , ne sont pas moins inspirés par l'Eternel, que ceux du Nouveau Testament qui prescrivent ce que nous devons croire et espérer. Le lecteur chrétien les examine dans cette persuasion, et celui qui en pourroit douter , nous le renvoyons à ce que Thomas Scott: dit sur cette matière dans la préface de ses commentaires sur la Bible. Les divines écritures ne craignent pas r examen le plus scrupuleux ; elles nous mènent à Dieu directement ; les ouvrages
34) j^Tota scriptura divin itus est inspirata.^' 52 Ti» moth. III: 16.
35) Voyez Fo/. I. Préface, p, xxxi. „0n our Lords ,5attestation to the divine inspiration of the ,,01d Testament writers ; and to that of those „persons , who wrote the New Testament."
de la nature nous y mènent indirectement. Chaque nouvelle découverte dans les sciences est aussi un nouveau pas vers cette perfection qui nous fera comprendre sa sagesse telle que la Bible nous la dépeint en mille et mille endroits; et T observateur ingénieux des secrets de la nature entre ainsi peu-àpeu dans les secrets de V essence divine, s' il a la Foi , s' il est persuadé des vérités du Christianisme. Le naturaliste se rencontre avec r auteur inspiré de telle ou telle partie du livre du salut ; et c' est de cette manière que nous parviendrons aux doctrines les plus importantes pour la vie politique et civile , alliées aux doctrines pour la vie morale et V éternité. Il est impossible qu une découverte quelconque mène à r athéisme , si elle n' est point faite par un esprit malheureusement préoccupé de V orgueilleuse pensée qui renie Jésus-Christ ; car ^^quiconque nie le Fils^ ne reconnoû poin^ ^Je Pére"^^^ : c' est-la le véritable athée, et r athéisme ou pour mieux dire : le diable habitoit en ce cas le coeur avant que la découverte scientifique ne vint à T esprit. — Un philosophe de nos jours , qui me semble mériter ce nom daiis la bonpe accep-
36) I. Jem, II: 23.
tion du mot , Mr. Droz a développé cette idée mieux que je ne saurois le faire. ^7)
37) „Si quelques personnes , dans F innocence de 5,leur coeur , refusent de penser que \ athéis- 5,me existe , d' autres , altières et froides , se 5,plaisent à prodiguer le nom d' athée. Sou- 5,vent , par leurs imputations vagues , elles ont „nui à des hommes intègres, elles ont mis ob- ,,stacle à des recherches utiles. On attaque „bien mal une découverte , si Ton se borne à ,,dire qu' elle favorise \ athéisme. D' abord, 5,ce n'est point détruire un fait que de pré- 5,tendre qu' il peut amener telle conséquence ; 9,c' est changer la question, c' est annoncer la 5, crainte et presque F impuissance de la discu- 5,ter. Ensuite , quel motif raisonnable em- 5,pêcheroit d' examiner un fait en lui-même, et jjde r adopter quand il est constaté ? Des vé- „rités ne nuisent jamais à d' autres vérités ; ce 5,sont des parties d' un même tout , distinées ,5par conséquent à s' unir , et s' il en est qui 5,s' excluent en apparence , c'est que nous sommes encore privés des lumières qui vien- 5,dront les concilier.^' De la Philosophie mo^ raie ^ par Joseph Droz. Farts, IÔ23. in à*
5,La religion doit ennoblir les facultés hu- 5,maines *, et c' est la profaner que de vouloir ,,la faire servir à comprimer la pensée. Des ^esprits étroits décident avec trop de précipi- ,,tation que telle ou telle manière de voir est ^inconciliable avec les vérités religieuses, tan- 5,dis qu il seroit facile au contraire de prou= jjVer que presque toutes les opinions méta-
T ai parlé jusqu ici de Y histoire naturelle en général. Dans chacun des régnes de la nature il se trouve des objets minces , peu visibles et en apparence incomplets , qui toutefois nous conduisent aux mêmes résultats d'une sagesse infinie, d' une bonté sans bornes. TVatts a dit :
«jNature vvdth open volume stands jjTo spread her Maker's praise abroad, ,,And cvery labour of his hands ^Sliews something worthy of a God.^'
L'Entomologie doit nous en convaincre plus que toute autre science , car la sublime ordonnance dans les formes , dans les métamorphoses , dans les moeurs , dans le but des insectes , surpasse tout ce que les autres classes des animaux offrent à nos observations. Tout ce monde presque imperceptible et dont nous ne pouvons étudier la sage économie qu à Y aide du microscope , quelles leçons il nous donne ! Comme il élève le coeur à Y auteur de tant de merveilles ! Il est vrai que dans l'histoire des plantes nous trouvons aussi matière à la plus profonde admiration , et la découverte dernièrement faite de la manière 4ont les séiiiences de NyMPHAEA alba L i n n.
„pbysiques sont susceptibles de s' allier à ces ^vérités." Ibid* p, i Ô5,
sont répandues dans V eau pour parvenir aux endroits où elles doivent former de nouvelles plantes, est la preuve d' une sagesse dont r être créé ne sauroit approcher. L'histoire des grands animaux n est pas moins riche en traits admirables, qui excitent notre étonnement et notre adoration ; mais à mesure que les objets deviennent petits, leur composition est encore plus merveilleuse, une preuve encore plus manifeste de la main de Dieu. Chahners a raison de se plaindre de T imperfection de nos instrumens , qui ne nous permettent de suivre que de fort loin les traces de la divinité ; et jjCe qui est vu , n est peut-être rien en 55Comparaison de ce que nous ne voyons ,5pas."^'^^ Mais à quelles étonnantes décou-
58) Selon les observations de Mr. Tittmann^ dans son excellent ouvrage : Sic ^ e î m u n 3 î) c i* ^ f t û n 5 c n. £) r c il D c n. 1 Ô2 1 , in 4-
59) „In hisce parvis et contemtis animantibiis, mi- 5,rari fas est perfectissima naturae opéra. Ac „licet exigua et muta sint , apertius tamen lo- ,5quuntur, qnam reliqua, Creatoris sapientiam.'' Fischer: L)e metamorphasi corporum or* ganicorum. Oracio, Mosquae, \^^^, in^.p^zi^
40} .jWhat is seen may be nothing to what is un- ^jseen ; for what is seen is limited by the range of our instruments." Discourses on Ihe Christian Révélation ; p, 4^» Ce qu'il
vertes n'est-on pas déjà arrivé par ces instrumens si imparfaits ! Les oeuvres de Swammerdam^ de Leuwenhoeck , de Spallanzanij de Jodot^^^^ de Nitsch^^^ en fournissent de mémorables exemples, et le microscope lui-même est certainement une des plus belles inventions de T homme.
Ces pages ne sont pas écrites pour les naturalistes froids qui , satisfaits d' avoir trouvé le nom systématique d' un insecte, le placent méthodiquement dans le cadre sous verre, sans se soucier de celui qui Y a créé;
a dit de V astronomie en particulier, peut êtré appliqué à toutes les observations scientifiques en général.
4i) Les ingénieuses découvertes de Swammerdam^ de Leuwenhoeck et de Spallanzani sont connues de tout le monde. Celles de Jodot semblent oubliées ; on trouve cependant des choses fort curieuses dans ses Obsen^ations d'histoire 72^tur elle faites avec le microscope* Paris. iy54 et 1755. 2 Parties in 4»
4:2) Son Beitrag zur Infusorien - Kunde dder Natur* heschreibiing der Zerkarien und Bazillariert^ qui fait partie du Tomé 3 des Mémoires de Id Société de Balle Q^uhlié en 1Ô17), est un chef — d' oeuvre. Ce savant professeur nous enseigne sliis^ï la manière de disséquer les plus petits insectes, dans le Magasin Entomologique de Germar, Tome IV. p. 2iÔ2,
je m' adresse à ï amateur qui , moins savant peut-être, a contracté la douce habitude de s' élever de la créature au créateur, et je le prie avant tout de se rappeler que „c esù ^^par la Foi que nous s wons que le monde ^^a été fait par la parole de Dieu,^'^^^ La Tue des fleurs et des fruits de la terre raffermit cette Foi vivante, contemplative, qui nous fait connaître V esprit éternel , comme r a dit Mr. Horst dans son livre sur la haute signification des fleurs ; ^^^^et la contemplation des insectes le cônduira au même désir de s' approcher dé la divinité, de Tembrasser par la Foi en Jésus-Christ. Je litconseillerai alors de lire avec attention ce que Virey a dit sur les insectes les observations des Huber^ père et fds^ sur les abeil^ les et les fourmis , -'^^ et sîirtoat Kirbj et
43) Hèbr. Xît S-
44) Flora 5 p î) e r ï) i e ^ ï « m e n î n î 1^ v e r 1^ hi f) e r c n ^ c D c u t u n g ; f lî r g v e tt n ï) c î) e r 91 a t u i* n tî b b e é S r f (ï c n t ^> u m ?S o u
S» i?or|ï. 5}îain5. 1621. inîs. p. 21.
45) Histoire des moeurs et: de ï instinct des ani^ maux ^ par J, /. Virey. Paris. iÔ23, Tome 2^ p,p, 123 — 220.
46) NoiU'elîes ohsermbiGns sur les Abeilles , pàr François tiuher. Seconde éditio/i» Paris eé Génèw. idi4* Deux Folumes in iîe-
Spence,^^'7^'ïX trouvera dans ce dernier ouvrage un résumé clair et précis de tout ce que les meilleurs auteurs ont publié sur les objets de r Entomologie , et il se convaincra des soins miraculeux de la providence pour ces petits êtres , dont le moindre semble dire
cherches sur les moeurs des Fourmis indigènes'^ par Huher* ~ Paris et Genève* lôio. in^,
47) An Introduction to Ejitomology, Third Edi' tion^ V^oL I and II, London, iôi8» in ô. • — On vient de publier une traduction allemande du premier volume de cet ouvrage {Stuttgardj chez Cotta^ iÔ23. in ô.) Déjà à îa fin do Tannée 1Ô21 , Mr. Oken en avoit donné un échantillon dans son Journal /jz.y, No. 12» par la lettre If^: j^sur les dommages causés direc- ,,tement par les insectes." Le traducteur avoit cependant eu soin de supprimer les réflexions religieuses de V auteur 5 qui commencent et finissent cette lettre ; et on peut s'en assurer en comparant V original Voh I» p. 61 et 144? avec la traduction, p. m 5 11 4^. En insérant plus tard (Isis de 1824? ^^o» P^, p, 54o) un autre extrait : sur „les moyens de défense 5,des Insectes,, Mr. Oken n'a. pu refuser les plus grands éloges à ce livre si éminemment utile, et il assure lui-même qu il est „m e î f! er 1^ a f t ,^9 c I it n 3 e n/' toutefois en lui reprochant „e (s
fflcQcn mad) cntic S c l e 0 ï 0 g î e" (p. 54^ ) • Je conviens qu' il y a des passages qui doivent embarrasser les incrédules»
à haute voix : C est une main dwine qui nous a créés*
Je n' ai pas voulu faire un traité, ni copier les auteurs que je viens de citer; j' ai voulu confier au papier quelques réflexions, fruits de mon expérience, de mes ' sentimens , de mes lectures , de mes méditations. L'heureux changement opéré dans ma vie et dans mes opinions, par la grâce de mon divin Sauveur , ne peut que me faire désirer de voir partager ces opinions par mes amis. Il est certainement de mon devoir ^^de consacrer plus directement mes jjétudes à la religion, d'en plaider la cause 55 avec zèle , d' en justifier et d' en presser jjles préceptes ; de détourner les hommes de jjtout ce qui seroit injurieux à Dieu et fuj^neste à leurs âmes , et d' employer les 5 5 exhortations les plus fortes et les plus tenjjdres pour les faire entrer avec courage, et 55marcher avec constance j dans les sentiers ^jde la vertu et de la félicité.^'^^Q'^ Il est des
48) ?>Tlie hand that ma Je lîs is divine.*^ Kirhy et Spence^ l : 19. — Dans le même volume (p, p. 22 — 23). le lecteur trouvera aussi V indication de plusieurs endroits de la Bible^ qui prouvent que Moïse et Salomon avoient étu* die les insectes.
49) Doddriâge : Tho rise and progress of Reîi-^ §ion i/LthesouL London. îÔîo* in iG. 35^
savans , des Entomologistes, que aime infiniment et auxquels ] ai de grandes obligations. Tous n^ approuveront peut-être pas ce que je viens de déclarer; mais tout en désirant du fond de mon âme que la vérité trouve quelque jour le chemin de leurs coeurs, tout en invoquant la grâce de l'Eternel pour les éclairer , je ne puis qu' être persuadé que leur amitié pour moi ne souffrira rien de la différence de nos sentimens. La force même de la vérité les convaincra intimement , j' en suis sûr , que ma franchise a été un nouveau devoir de ma conscience.
et selon la traduction françaisé ( Londres» i8i4' p, 174» On ne sauroit assez re-
commander la lecture de T original et de la traduction de cet excellent livre.
5o) „But ail this glory lies conceard 5,From men of prudence and of wit ; 5,The prince of darkness blinds their eyes, jjAnd their own pride resists the light,'^
Watts.
INSECTESdei82 5*
Malgré que le commencement de P été n' ait promis que peu d' insectes aux entomologistes de nos contrées, et que les mois qui ordinairement en fournissent le plus, n'en aient donné que fort peu cette année-ci ; j' ai cependant le plaisir d' offrir un supplément assez considérable à notre Faune. Il y a eu de beaux jours dans les mois de Juillet et d' Août , et mes amis en ont profité : car la liste qui suit n' est pas due à mes propres recherches. Les circonstances m' ont plus que jamais défendu d' entreprendre des excursions entomologiques, et je me suis aussi vu privé de V assistance de Mr. Ja- GER, qui est allé visiter le midi de la Russie. Mais Mr. Faldermann, jardinier en chef au jardin impérial botanique , V a remplacé par les plus aimables soins. 5on zèle pour la science a été couronné de beaucoup de succès , et c' est principalement à lui que je dois les insectes qui ont été pris ici pour la première fois.
Depuis que nous possédons V ouvrage important que Mr. Latreille a publié sous le titre de Familles Naturelles du Règne animal^ i) il faudra bien regarder comme fixées les divisions de la classe dex Insectes , ou les Ordres , Sections , Familles et Tribus qu' il a établis dans la seconde branche (les Hexapodes) de la troisième race (les Condylo-
j) Familles Naturelles du Règne animal, exposées succinctement et dans un ordre analytique, avec P indication de leurs genres. Par M. I>atreille. Paris, lôaô. Un Volume in Ô,
PEs) de la deuxième série (les Cephâlïdiens) des animaux en général ; ®) et j' aurois peut-être dû les suivre ici. Toutefois je n' ai rien voulu changer à r ordre adopté dans les numéros précëdens et basé sur le Catalogue des Coléoptères de Mr. le Comte D e î e a n. Si je parviens quelque jour à compléter mes matériaux , si f ose enfin songer à publier une Faune des Insectes de St. Pétershourg^ je suivrai certainement ce que le souverain des entomologistes aura déterminé comme résultat final de ses longues méditations. Dans ces essais , qui ne sont qu' un recueil d' observations fugitives , il suffit de classer les genres et espèces de manière à les retrouver avec facilité et dans V ordre habituel.
C'est par le même motif que dans la division des Caraeiques je n' ai point indiqué les tribus éta* blis par le Comte Dejean dans son dernier ouvrage : Spècies général des Coléoptères. Il a eu la bonté de m' en faire parvenir Je premier volume: véritable chef - d' oeuvre dont on ne sauroit assez admirer la précision et la clarté. 3)
2) Depuis p. 028 jusqu'à p. 5o3. — ÏI est surpresiant que Fauteur parle encore (p. 4-o8) d^uiie secLiou de MONO- MERES, fondée sur le genre Cl. A MB US de M. Fisclier' Apparemment il n'aura pas fait attention à la découverte du Comte de Mannerheim. consignée dans les Es s. En t. No. m. p. ' ^
3) Spécies général de Coléoptères de la collection de M. le Comte Dejean. Tome I. Paris. iÔ25. XXX et 465 pages in 8- — Ce Volume ne contient que les trois premiers tribus des PentamÈRES- C ARABIQUE S. Combien de travail et de temps ne faudra-i-il pas pour achever les Coléoptères ? îls occuperout^ dit-oiï; vingt volumes.
COLÉOPTÈRES PENTAMÈRES, Carabiques.
GiciNDELA camp es tris.
Dromius fenestratus , Fabra Le Comte Déjà a n, qui r avoit regardé comme une espèce distincte dans son Catalogue (pag. 3.) 5 revient maintenant à l'opinion de Mr. Gyl- 1 e n h a î , 4) que ce n' est qu' une variété de Dr. avilis, 5) H est rare ici.
Cymindis macularis , Mannerheim. Décrite dans T Entomo^r\ de la Mussie (Tome II, p. 25. Ho, d.J et dans le Spécies de D ejean (Tome I, p, 2ï2. No, t5).
Cltvina nitida , D e j. 6) Elle a été jusqu' ici confondue avec la Cl. thoracica^ F a b r. et elle m' a aussi été envoyée sous ce nom par Mr. B e s s e r 5 comme venant de Gallicie; mais elle est beaucoup plus grande que la vraie Cl. thoracica , F a b r. et G y 1 1. (JEss. Ent. ; IV. p, 6.^ , et plus commune ici.
Carabus glahratus^ pris une seule fois dans la ville même. — hortensis. - — arvensis.
Leistus terminatus , P a n z. Très-rare.
Amara iiigenua ^ Dufts. — rufo - cincta ^ M a nn e r h e i m ; nouvelle espèce souvent confondue avec Am. apricaria» — ciirsor^ S t u r m. 7) — affinis , Mannerheim, Nouv. esp.
4) liEBIA a g il i s, va r. e. Gy II. Ins. Su. I- 2. p. 184. No. 6. e.
5) Spécies. I. p. eii- No. g. Var. A.
6) Spécies. I. p. ^gi- No. g.
7) Selon une lettre du Prof. E s c h s c h o 1 1 zr.
Agonum Ericeti , assez commun» — iinpressam, ~ austriacum» Ces trois espèces ont été trouvées par Mr. Faldermann. — picipes.
A Leisure-hall , la belle campagne de Mr. Johjsr Venning.
Sphodrus subcyaneus.
Galathus cisteîoides^ Gyll. (frigidus^ Sturm). Je n' en ai vu qu un seul individu.
Argutor eruditus , M e g. — strenuus , Gyll. qui ne sont pas la même espèce, — amaroides? nouv» esp. selon un type qui m* a été envoyé par Mr. le Comte De jean, des Pyrénées,
Omaseus clancularius , E s c h s. Je F ai aussi reçu
sous ce nom de la Sibérie.
Harpalus spurcaticornis ^ Z i e g 1. (Cat. de D e j.
p, 1 50 — Dufischmidii , Sturm. — suh-^
sinuatus? Sturm. var, S) — serms^ Sturm.
rare.
Stenolophus affinis , D e espèce très-distincte de St. vespertinus ^ P a n z, (Jiss. Ent, No, IIL
Feryphus Andreae , F a b r^ (Bembidium rupestre^ var. c. Gyll.) C'est P. cruciatus P DeJ. dans mon dernier numéro , p. 6.
Leja guttula ^ Gyll. prise à Leisure-hall , au mois d'Avril. — pusilla^ M a n n ô r h e i m. esp.
Lopha poecila ? (C a t. de De j. /?. i ôe)
Tachypus palîipes, D u f t s.
Staphylinus coenosiis , G r a v. ïnoins commun. — attenuatus.
ô) Capite thoraceque rufescenfcibus.
Lathrobidm hrunnipes»
Tachyporus suhcerraneus,
Aleochara bilineata^ Une des plus rares.
Sternoxes.
BuPRESTrs &^guttata, — atra ? F a b r. (Ce seroit B. emarginata , Fabr. et Herbst, si elle avoit la tête sillonnée. G est peut-être une variété de B. olwacea ^ Gyll.)
Elater holosericeus* — sanguineus, — ruficollis» — fugax. Je n' en ai vu que la variété pâle, — serraticornis , rarissime ici 5 comme en Finlande et en Suède. 9)
Atopa ceivina.
MALAGODERMEf,
Cantharis élongata^ Malthinus minimus^
Terédileso
Clerus formicarius.
NiCROPHAGESa
SiLPHA dispar» sinuata. Cette espèce 5 dont la femelle a le bout des ëlytres échancré, constitue le genre Thanatophilus de L e a c h; le genre Silpha de F a b r.^ L a t r* etc, qui
9) Salilberg. Ins. Fenn. IX. p. i36. No. 25. — GyllenhaL lus. S u e c. I. i, p. l^oo. No. 29.
n est pas très-riche en espèces , ayant été divisé par cet auteur en cinq , savoir : Ne-
CRODES , OlCEOPTOMA , ThANATOPHILUS, SiLPHA
et Phosphuga io). On ne sauroit pousser plus loin îa manie d' établir de nouveaux genres. NiTiDULA pimctatissima. Je la crois peu commune
Antherophagus silaceus* Je n* en ai vu qu' un seul individu.
Çryptophagus hirtus , Gyll. J' en ai trouvé beaucoup dans des endroits qui se ressentoient encore de V inondation de V année dernière»
CaTOps 7'ufescens, (elongatus i Gyll. — Ptomapha- Gus , 1 1 1 i g.) Ce rare insecte a été pris une fois par Mr. Faldermann.
Lamellicornes.
Aphodius tristis.
Cetonia marmorata ; très-rare; prise à Oranienbaum par Mr. deMartini,
Cette année j' ai enfin attrapé ici le mâle de SiNODENDRON cjUndricum , que Mr. G ed e r h j e 1 m s' est donné la peine de décrire, ÇProdr. p» loi. No» 3o6^)
HETEROMERES.
Opatrum sabuîosum, Upis ceramboides^
lo) Voyez The Entomologistes use fui compendium by George Samouelle, (jLondon. 1819. in 8) page 166 — 167. Je recommande cet intéressant ouvrage à tout entomologiste commençant, qui entend la langue anglaise.
Uloma cornuta^ D ej. (Phaleria , L atr. Cet insecte n'appartient pas à notre Faune; mais il a été pris vivant au jardin impérial botanique , dans des graines venues d' Amérique , et il m' a été donné par le célèbre directeur de ce magnifique établissement, Mr. le Docteur Frédéric Fischer. De même Mr. Latreille Pavoit trouvé vi« vant à Paris , dans des objets d'histoire naturelle apportés des Terres australes par M.M. P é r o n et L e s u e u r. 1 2) Le C o m t e D e j e a n l'a reçu de Portugal (Cat, p. 6ô.)*
Ahisotoma axiUare.
Anthicus monoceros , qu on ne rencontre pas souvent ici.
Oedemera i^iridissima^ — virescens*
TETRAMERES.
Anthribus dor salis , G y l 1. Ce bel insecte , rare par-tout, n' a été vu qu'une seule fois à l'Ile de Jelagin.
Bruchus granarius.
Apoderus Coryli.
Falciger fLoralis. C'est un Ceutorhynghus de G e r-
11) Mr. Fischer deWaldheim donne la figure d'une UlOME cornue, UlomA c o r n u t a, M e g e r 1 e, dans le second Volume de PEntomographie de la B-ussie (Tab. XXII. fi g. 3. p. 199), en disant
i qu^elle habite la Russie méridionale: mais c'est tout un autre insecte , qui ne ressemble en rien à la PHALERIA cornu ta de I.a treille ( G e n. II. 175. Tab. X. fi g. 4); malgré que celle-ci soit citée comme synonyme.
12) ljatreille: Gênera etc. T. il. p, 175.
m a r , i^) genre iraintenant adopté par Schonherri4) et Latreille.i^)
DoRYTOMus tortrix. — affinis , G y 1 U
Rhynchaenus Equisetu
Hypera Polygoni, — Rumicis.
Pachygaster sulcatus ; peu commun.
Tanymecus palliatus* légalement»
Naupactus incanus ; avec plusieurs variétés quant à la couleur.
Thylacites muricatus,
Cleonis glauca ^ Gyll.
Calandra Oryzae ; ^*qui ne doit- pas non plus être inscrite dans notre Faune , malgré que souvent on la trouve ici vivante dans du riz. Elle me vient aussi du jardin botanique.
Xylophages*
Trogosita caraboides ; prise par le Docteur F îs c h e r dans des Mela§tomes qui lui ont été envoyés du Brésil. Cependant elle nous appartient, car on la rencontre en Suède, i6) comme dans le reste de V Europe , et Mr. Gederhjelm Ta déjà insérée dans son Prodromus (page i3, sous No. 38).
1 3) In se et. S p e c- I- p. 220. No. i8-
i/i) Dans sa Continuatio Tabulae synopticae Familiae Curculionidunij publiée dans T I s i s de 1825, No. V. p.p. 5ÔI— 588.
15) Familles naturelles etc. p. SgS. Il paroîfc que Fauteur est plus content du travail de Mr. Germar sur les Curculionîfces^ que de celui de Mr. Schonherr (p. SgS) ; mais il y a quelque espérance que ce dernier savant modifiera son ouvrage.
16) Payk. Fn. Su. I. 92. No I GyïL Ins. Su. I. i. 72. No,
Capricornes.
AcAOTHOCiNus griseus ; rare.
Lamia textor.
Callidium strîatum. — dilatatum. — coriaceum. Je dois la dernière espèce, qui est très-rare, à Mr. R i e d e r , aide - Jardinier au château impérial de Paulowski , qui a trouvé beaucoup de beaux insectes dans les environs de ce superbe endroit, si éminemment favorisé de la nature.
Clytus liciatiis.
Rhagium indagator*
ToxoTUs ciirsor , le mâle. (T. noctis , F a b r.) La
femelle avoit été prise en i823. (^Ess. Ent^
No. III. p. 27.; Pachyta /^^maculata. — strîgilata. — marginata.
Je tiens encore celle-ci de Mr, R i e d e r.
Elle n' est pas commune.
Chrysomelines.
DoNAciA obscur G y 1 1. et K u n z e. Un seul individu. — micans^ A h r.
Cassida equestris. — vibex.
Galleruga rustica^ remarquable variété ; ^ 7) peutêtre G. limhata , Z i e g 1. du Cat. de. Dej e a n , p. 117?
LuPERus rufipe^.
Chrysomela Qjariam. (G y 11. var. a.) — collaris^ G y 1 1. le mâle. — pallida , L i n n. — rufipes^ — marginata. — i o-punctata^ L i n n.
17) Minor; nigro-fusca , margine eîytrorum supra et subtus pallido.
lô) Verat pedibus rufis , genubus, tiblarum bûsi tarsisque aigris.
avec la variété Baaderi , P a n z. — hoemorrlioidalis , F a b r. (autre var. de vimina- ^«,Gyll.)
Gryptocephalus -pinù — hi-pustulatus. (dispar, var. e. GylL)
Triplax riijîpes. Rare insecte , pris par Mr. F a 1« d e rm a n n.
TRIMÈRES.
Cocc INELLA ohlongo^guuata* — bi-pustuîata^ — 6- ^ pustulata , très-petite variété. ^9) — hastata^
O 1. (la plus brillante variété de G-pustuIà^ ta. 2o) ) — I o-pustulata , F a b r. Q^-pun-' ctata^ F a b r. (globosa^ var. b. P a y k u 1 L)
— mutahilis , P a y k. ( j^notata , F a b r»)
— Faldermanni, mihi. Nov. sp. 21)
DIMÈRES,
PsELAPHUS sulcicollis , R e i c h* — Ce rare insecte m'a été donné par Mr. le Cons. d'Etat de F o c k 5 qui Fa pris dans son jardin. G' est une nouvelle preuve de ses aimables attenîiohs et de F amitié dont il ne cesse de jsl honorer.
19) CGC. di spar. 5 var. a. III. Sed puncta eïyfcrorum discl et apicis adsunt, ijuamvis minuiissima et vix conspicua.
20) CGC. di s p a r , V ar. 1. 1 1 1.
2î) Oblongo-ovata, nîgra ; thorace lateribus maculaque brloba baseos flavis j elytris fiavis sutura puiictisque decem nigris; pedibus rufis. — C'est un folble témoignage de la reconnaissance que je dois à Mr. Faldermann»
ORTHOPTERES.
Blatta hemîptera^ F a b r. Elle a été trouvée 'sous des pierres ensemble avec Bl. lapponica. Nul doute qu' elle ne soit une variété de la femelle de celle-ci 5 comme le suppose Mr. Z e 1 1 e F s t e d t. 22) La belle décoration rouge dont Pànzer orne le corselet de sa Bl, hemîptera (Fn. Germ. XCVI : i5Jj n' a pas été accordée par la nature aux individus d' ici, ,
Gryllus parallelus <j Zetterst. Je T ai pris à Leisure-hall au mois de Juillet.
LocusTA uerrucivora^