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ne peut errer dans sa recherche de l'Idéal infini. Son rêv de beauté est sûr de rencontrer, non pas des demi-dieux sujets À nos passions humaines, mais l'Essence incommuni cable et toute sainte, l'abîme sans fond de l'Etre. La fo dirige immédiatement sa contemplatiou vers un objet préci et adéquat.
L'Absolu, le Divin, l'Exemplaire incréé des splendeur connues, l’évangile le lui indique : c’est le Christ, Personn infinie, supérieure à toutes nos contingences, Verbe Divin consubstantiel au Père, incarné dans le sein d’une Vierge L'Idéal, — le voilà, dépassant toutes les envolées du génie — et réel, cependant, concrétisé, à jamais vivant !
Notre monde, pour l'avoir vu, en est resté ébloui.…
Maître, la figure dont tu rêvais, et dont la séduction t laissait insatisfait toujours, devant les plus fines œuvres de tes mains, — c'était donc celle du Christ, Verbe Eterne! fait chair.
Or, cet Idéal absolu, — n'est-il pas décourageant, à cause
: a sublimité, et de sa complexité? N’est-il pas, plus que toit autre, inaccessible ? — Comment, avec de la matière, modeler des traits augustes, où le type humain revive sa meilleure et plus universelle expression, — des traits qui offrent comme la synthèse des races, la fleur de notre espèce ? — Comment, à travers ces lignes, faire sentir l'in. tangible, faire irradier l’invisib'=, l'incorporelle substance, mettre à ce visage d'homme le sceau divin ? — Ci mment, sans atténuer trop, sans risquer d’anéantir son caractère terrestre et mortel, le revêtir pourtant de spiritualisme et d'éternité? —
Ah! quelle tentative hardie, — vouloir sculpter le Verbe,
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La foi
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— évoquer le Personnage Infini, qui devait à l'opération ineffable de l'Esprit-Saint son alliance avec notre uature, qui tenait ‘une création directe de la Toute-Puissance divine tout ce qu’il nous avait emprunté de chair, et dont même l'être physique était empreint d'incomparable perfectior ..,
Et pourtant, 6 maître, — cette œuvre si haute, et comme impossible, — ton génie l'a créée,
— Sous tes doigts, le Christ a reparu dans le mystère insondable de sa double vie. Par ton art, le Fils de l'Homme s'est reflété, en traits fidèles, dans l'argile mal. léable, pour se fixer après, immuablement, dans la pérennité du bronze.
Ta réalisation me frappe, d’abord, Par sa note traditionnelle, et savoureuse ment mystique.
On dit de suite en la voyant : Æcce Homo, — « voilà l'Homme», — voilà le Christ que l'éducation catholique nous a appris À connaître, À aimer, à adorer; voilà l’Idéal dont s’est bercée la croyance de nos pères et qui soutient toujours notre Conscience, à nous, les derniers venus dans la foi. On le reconnaît, tant il correspond à cette image intérieure que l’orthodoxie, — je veux dire l'Evangile et l'Eglise, — a gravée en chacun de nous.
La ferveur, l'intensité d'expression qui l’animent, rappellent les figures dues aux vieux ciseleurs moyen-ageux. Tandis que, par la pureté des lignes, le fini du modelé, le
joli dessin de la gorge, les ondes délicieuse:nent flottantes de ses cheveux, la scrupuleuse régularité de ses traits, il égale peut-être les plus belles œuvres de la Renaissance,
En cette synthèse si Personnelle, —]a piété naïve des
rer eee eg etats
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