Nous nous servons de la traducliou de M. Gachard
bonnes nouvelles d'elle (car j'espère qu'elles le seront), et si elle vient avec de l'embonpoint ou de la maigreur, et si nous nous ressemblons encore un peu, comme je crois que cela était autrefois; je suis bien persuadé qu'elle n'aura pas autant vieilli que moi. Parlez-moi aussi de votre cousine ', et dites-moi si vous vous comprenez bien : don Antonio de Castro m'a dit qu'elle et lui ne se comprenaient pas , car elle parle peu l'espagnol. Enfin écrivez-moi beaucoup de choses de tout. » (19 février I.j82.) Quelques jours plus tard, Philippe II s'abandonne à un innocent accès d'orgueil paternel que comprendront tous les parents. En arrivant à Madrid, sa sœur l'impératrice s'était empressée, ainsi que cela se passe dans toutes les familles bien ordonnées, de lui écrire merveilles de tous ses enfants. Les grands étaient si aimables, les petits si g'-entils! Philippe II ne peut se tenir de renvoyer cette eau bénite de cour à ses filles et de leur répéter les compliments de leur tante. Un point l'a particulièrement cbarnié. il avait recommandé aux infantes de se mesurer avec leur cousine d'Allemag^ne, pour savoir quelle était la plus gi-andc des