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RAPPORT DU 4 AOÛT

Les nouvelles qui circulent en ville depuis ce matin sont moins rassurantes, mais tout conserve le même air de tranquilité.

On répandait hier qu'on était venu ici d'Anvers pour demander du secours ; on ajoutait ce matin que M. le préfet était à la hâte parti pour Anvers. Il est difficile d'empêcher ou même de contrarier des bruits de cette nature.

Les patrouilles de la garde bourgeoise maintiennent l'ordre pendant la nuit

Le Journal du Commerce parle enfin de l'expédition dans son numéro du 4 août, *n quelques lignes insignifiantes, pour annoncer son apparition, le débarquement dans Walcheren, dire que les troupes sont remplies d'ardeur et hrùlent d'en venir aux mains, que « l'esprit qui les anime est tel que des « soldats qui étaient convalescents à l'hOpital militaire, en sont « sortis de leur propre mouvement pour suivre leurs frères « d'armes. " — Il annonce aussi un transport d'anglais « qui « ont été faits prisonniers dans une petite affaire qui a eu lieu « dans Walcheren. »

Rapport du 5 août.

On dit que l'hôpital militaire et quelques blessés de Middelbourg et de Flessingue vont être évacués sur Gand. Si ces militaires sont conduits à l'hôpital militaire, il serait bon qu'on les y conduisît par la Coupure, comme c'est la route, et non par les rues de la ville, surtout s'ils viennent le dimanche, jour auquel les rues sont remplies d'oisifs.

C'est, comme nous l'avons dit, dans la soirée du 6 que

Napoléon, qui était à Schoenbrunn, y apprend par lettre de son ministre de la guerre du 31 juillet, l'expédition contre Walcheren; il reçoit une seconde lettre du 1" août dans la nuit, et le 7, à 3 heures du matin, il écrit... « 11 me paraît que l'ennemi « en veut à l'île de Walcheren. J"ai fait donner Tordre au » général Monnet, s'il était pressé, plutôt que rendre la place, « de couper les digues. Réitérez lui cet ordre par des officiers. » Et dans une note pour son ministre, du 8 au matin : » ... Fles- « singue doit trouver son salut en coupant ses digues et en « inondant l'île... Gand me paraît une fort bonne position pour « réunir l'armée. »

Rapport du 7 août.

Tout continue à être tranquille à Gand comme si on était à cent lieues de l'ennemi, et peut-èti-e le public a-t-il des idées plus nettes sur ce qui se passe dans la Styrie ou dans la Carinthie, que sur la marche des Anglais dans les deux Beveland ou par l'ile de Schouwen. L'homme impartial qui se donne la peine de recueillir et d'analyser ces différents bruits, doit être étonné des contradictions qu'ils offrent. On semble d'accord sur un point : c'est que les Anglais ne viendront pas ici; comme si, lorsqu'ils sont maîtres des points entre Bath et Lillo, ils ne pouvaient, comme l'ont fait les insurgés brabançons de 1789, se porter sur le Djel et de là, comme cela leur conviendrait, ou sur Beveren et la tête de Flandre, ou sur Bev^eren et Gand et Bruges, et ù dos sur l'île de Cadsand.

Les gazettes de ce pays ne disent rien de l'affaire. On a donc lu avec avidité les détails consignés dans les feuilles hollandaises. Mais l'homme raisonnable, l'homme ami de la France ou du Gouvernement, n'a pu se défendre de sourire un peu en voyant la manière dont les feuilles de Paris commencent à en parler. Un de ces journalistes dit que la flotte est en sûreté à Anvers. Anvers est-elle en sûreté ?

h' Oracle a eu le bon esprit de ne pas copier ces articles. Quant ù ceux des Gazettes d'Harlem, il est probable qu'il ne lui a pas étéU) permis de les insérer.

En dernière analyse, ces articles n'ont rien d'alarmant. Ils ne font qu'annoncer la marche des troupes et du secours. La Gazelle de

(l) II y avait d'abord : Que la police ne lui a pas permis...

Gandi^) les a insérés, et je crois qu'elle a bien fait. Elle annonce, sous la rubrique de Gand, que Rammekens et Flessingue continuent à se défendre. Peut-être cela suppose -t-il trop positivement que Flessingue soit assiégé.

Beaucoup de personnes partent d'Anvers et se réfugient à Malines et à Bruxelles.

Le Journal du Commerce du 8 août donne des nouvelles de la guerre d'Espagne; de Walcheren, rien.

Celui du 9 annonce que le bruit court à Gand, que le roi de Hollande est arrivé à Anvers et qu'il a pris le gouvernement général de l'armée franco-hollandaise.

Le roi Louis se rendit en effet à Anvers et y eut des conférences avec le général Ghambarlhac et l'amiral Messiessy.

D'après Thiers « Napoléon blâma la confiance qu'on avait eue en lui, et joignant la raillerie au blâme, il écrivit à ses ministres : « Est-ce parce qu'il porte le titre de Connétable que « vous avez choisi Louis? Mais Murât porte celui de grand « amiral : Que direz-vous si je lui donnais une flotte à com- « mander (â). »

Rapport du 9 août.

Chaque fois qu'il arrive des généraux ou des officiers marquants, la curiosité fait grouper beaucoup de monde autour des voitures ; mais ce n'est que la curiosité; point de discours inquiétants dans tous ces groupes.

Beaucoup de personnes vont journellement à Breskens^S). Cette tournée et ce qu'elles en rapportent, est d'autant moins inquiétant que ce sont presque tous des fonctionnaires et d'autres individus attachés au Gouvernement. C'est par eux qu'on sait d'une manière positive que les communications entre Flessingue et nous sont ouvertes à peu près comme elles l'ont toujours été.

L'article qui a été inséré, il y a quelques jours, dans le Journal du Comnurcei^), et l'autre qui a été inséré dans V Oracle, ont été

(1) Gabelle van Gend, qui se publiait avec traduction en regard. (3) Voir en ce sens drux lettres à Gambacérès du 16 août 1809 {Correspondance, p. 400 et 409).

(3) Rive gauche de l'Escaut, à la hauteur de Flessingue.

(4) II ne peut s'agir ici que de l'articulet du n" du 4 août sur les troupes qui brûlent d'en venir aux mains, les convalescents qui quittent l'hôpital militaire...

transcrits dans toutes les feuilles de Paris et le sont aujourd'hui dans les feuilles d'Hollande; elles seront copiées avec la même avidité dans les feuilles anglaises et partout. Comme des articles de cette nature donnent une bonne direction à l'esprit public et surtout font voir à l'étranger les choses sous un favorable point de vue, on pense que des articles de même nature insérés dans la feuille de demain ne pourraient faire que du bien.

Les gazettes hollandaises sont remplies de la marche de troupes ; ces détails rassurent et font cesser des bruits alarmants ; on pourrait extraire des choses utiles qui seraient également copiées.

Le Journal du Commerce du 10 août se borne à donner sous la rubrique Hollande, 4 août, la nouvelle que le lieutenant-général Bruce qui commandait dans Zuid-Beveland, a rendu l'île sans coup férir et s'est retiré à Berg-op-Zoom, où la garde du roi a refusé de le recevoir. « Après avoir été déclaré incapable de î servir par S. M. le roi de Hollande, il est traduit par devant « un Conseil de guerre. »

Les points de vue diffèrent. Napoléon le-" écrit le 12 août à son frère : « Je suppose que vous avez fait arrêter ce traître de « Bruce qui a si lâchement rendu le fort de Bath, et que vous « l'aurez fait passer par les armes. » Et d'autre part le conseil de guerre l'acquitte, et le roi Louis, dans ses mémoires, exprime le regret de l'avoir révoqué avant jugement.

Rapport du 10 août.

Môme tranquillité. Tout le monde paraît rassuré d'une invasion....

Il devient de mode d'aller à Breskens. Mais ce sont presque tous des fonctionnaires publics ou des personnes connues par leur attachement au Gouvernement. Ce qu'ils rapportent est donc toujours dit dans un bon esprit et ne doit pas inquiéter.

Il serait peut-être intéressant de savoir de MM. De Brabandere, frères, s'ils s'aperçoivent d'une manière sensible que, depuis l'apparition des anglais, les contribuables se présentent moins; à la campagne cela ne prouverait rien parce que c'est le temps des récoltes.

Les journaux du 12 annoncent que la garde nationale s'organise dans le département, et ils publient un arrêté du préfet qui ordonne la mise en activité de 3000 hommes des gardes nationales de ce département.

Rapport du 12 août.

La mise en activité de la garde nationale et la foi-mation d'une garde d'iionneur font le sujet de toutes les conversations. La formation de cette garde fait croire au public que l'Empereur sera bientôt ici et qu'en conséquence l'expédition anglaise sera d'autant plus vite chassée. On en infère que la mesure de la mise en activité de la garde nationale n'ira pas jusqu'à éloigner les habitants de leurs foyers.

Le Journal du Commerce du même jour, 12 août, contient le long programme de la fête de l'Empereur qui doit être célébrée le 15 août. Gomme nouvelles du théâtre de la guerre, il se borne à reprendre au Moniteur la nouvelle, datée de Rotterdam, 5 août, qu'on y a appris que le préfet des Deux-Nèthes a publié le 3 août, que le général Ghambarlhac couvre la rive gauche de l'Escaut avec un corps très considérable, qu'il agit de concert avec l'amiral Messiessy, que des colonnes de troupes et des trains d'artillerie arrivent de tous les points, et que î on hérisse « les côtes de batteries prêtes à tirer à boulets rouges sur les « vaisseaux qui tenteraient de s'engager dans les bras de < l'Escaut. »

Tandis que le lecteur gantois ne trouvait dans son journal que ces nouvelles vieilles de dix jours et publiées pour l'effet qu'on en attendait sur l'ennemi, « dès le 12, dit Thiers, le « général anglais, ayant sommé Flessingue, fit agir les batte- « ries de terre et de mer à la fois. Jamais sur un moindre « espace ne tonnèrent plus de bouches à feu. Les batteries 0- de terre comptaient plus de soixante pièces de fort calibre, « soit en canons de vingt-quatre, soit en gros mortiers. La « division de vaisseaux, de frégates, de bombardes, entrée • par la passe du Deurloo en avaient de mille à onze cents « qui ne cessaient de vomir des boulets, des obus et des « bombes. Après vingt-quatre heures de cette effroyable « canonnade, la ville se trouvait en feu : toutes les maisons « étaient percées à jour, toutes les toitures enfoncées. La « population poussait des cris de désespoir(i).

(1) « Vlessingen overmeesterd, dit Groen van Prinsterer. na een vreeselijk « bombardement van de scbepen, uit 1100 vuurmonden : geen 20 huizen « onbeschadigd. » Handboek der Geschiedenis van hel Vaderland. L'incendie détruisit l'hôtel-de-ville et plusieurs édifices publics.

Rapport du 16 août.

Les nouvelles concernant Flessingne purtenl ({ue cetto ville est bombardée, qu'elle est en feu. Il y a des personnes qui vont la nuit sur les remparts vers la porte de Bruges et qui y voient ou peut-être croient y voir la lueur d'un incendie. Ces nouvelles contrastent avec celles des feuilles de Paris. Du reste, elles n'influent en rien sur la sécurité du public, ni tous les autres bruits alarmants auxquels il faudra s'attendre, surtout depuis la suspension de L' Oracle (V, qui était en possession de nous donner les nouvelles d'Allemagne, du Nord, etc.; il sera difficile de réfuter ces bruits.

Les gazettes de Paris transcrivent tous les articles de nos feuilles. Pardon, si je répète encore qu'il est utile qu'il y en ait, car à défaut d'articles, leur zèle en forge quelquefois qui semblent réellement de mauvaises plaisanteries, sans faire attention aux dates. Lorsqu'on lit dans les cafés ou cabinets littéraires le journal du soir, par exemple, et tout haut, on est péniblement affecté lorsqu'on vient à des articles comme celui qui est sous la rubrique : lettre d'un officier supérieur.

Cet officier supérieur était, selon toute apparence, Napoléon !«'' lui-même qui, à cette date du 16 août, envoyait encore de Schoenbrunn à Fouché, des observations sur l'expédition anglaise, destinées à paraître au Moniteur « en forme de lettre i ou de réflexion d'un militaire, ...si, ajoutait-il, aucun évène- « ment inattendu ne dément ces conjectures au moment ou « vous recevrez cette lettre(2). »

On comprend aisément ce qu'un tel genre de collaboration à la presse de Paris, par un rédacteur de Schoenbrunn, traitant d'événements de Zélande, présente d'inconvénients et de difTicultés.

Il en était de même des instructions pour les opérations militaires. « Je vois, écrit Napoléon à son ministre de la « guerre le 2 septembre, que des choses que je vous écrivais, « vous les avez envoyées à Anvers quoiqu'elles ne fussent plus « appropriées à la circonstance, ce qui ne i)eut être d'aucun « résultat. »

(1) L'Oracle, qui était un journal quotidien, cessa de paraître du 12 août 1803 (n» 2li) au 20 uoùt (n° 2-25). Aucune explication ne fut donnée à ses abonnés.

(2) Correspondance de Xapoléon l''^, XIX, p. 409.

Rapport du 17 août.

On répand je ne sais sur quel fondement que Flessingue a capitulé. On dit aussi qu'un magasin à poudre à Terneuzen a sauté et fait beaucoup de mal.

La capitalation avait été signée par le général Monnet, à la date du 15 d'après le texte publié au Moniteur, et non le 16, comme Thiers le dit par erreur.

Pendant ce temps, on avait célébré à Anvers la fête de l'empereur. « Le canon de réjouissance, dit un auteur belge, <t répondait aux batteries qui foudroyaient Flessingue; on « chantait le Te Deum dans l'église de Notre-Dame, et comme « pour narguer les menaces de l'Angleterre, l'autorité décrétait « des spectacles gratuits, des illuminations, des bals de « nuit(i). »

Rapport du 18 août.

La même sécurité relativement à une tentative de l'ennemi sur la Flandre proprement dite continue à régner. Il faut cependant ajouter : bien des gens, très amis du gouvernement, ne partagent pas ces sentiments, mais n'ont garde de le communiquer. La formation de la garde nationale les effraie, et s'il en faut croire ce qu'ont dit des centaines de paysans venus au marché, ce qui se passe dans les campagnes n'est pas rassurant.

Rapport du 23 août.

Les communications que M. le préfet a dans ce moment avec un grand nombre de citoyens les plus notables, me mettent dans le cas de dire peu de chose sur les circonstances actuelles.

En ce moment l'hôtel-de-ville est rempli de personnes qui sont comprises dans les classes de la garde nationale. Hier cela a été de même. En dernier résultat ces rassemblements peu réguliers semblent exciter quelque fermentation. Mais ce sont plutôt des observations tumultueuses que dangereuses. Le public est tranquille.

Je suis retourné hier d'Anvers : des bruits peu tranquillisants se répandent à foison dans celte ville où il règne une grande confusion. En général l'esprit des marins ou plutôt des bateliers et des pécheurs,

(1) Th. Juste, Revue Nationile de Belgique, VIII, 36.

classe très nombreuse et qui a perdu beaucoup à l'état actuel, n'est pas bon ; celui du bas peuple est aussi très mauvais parce que cette classe superstitieuse y est oisive ou fainéante vu le manque de fabriques.

On a à Anvers des nouvelles vraies ou fausses, en plus grand nombre qu'ici. Celles qu'on y a de Londres ou même des îles de Zélande, viennent d'Hollande.

Les gazettes d'Hollande contiennent un extra't delà gazette royale où on se plaint avec J36u de mesure que la Zélande, avant l'arrivée des Anglais, était si peu approvisionnée ; et il est dit, ce qui en effet est vrai, que tout le monde avait prévu le malheur de l'invasion. L'esprit de cet article est dirigé contre la France, car on y répète deux fois que les Hollandais sont en Espagne, en Allemagne ..

On répand ici des nouvelles alarmantes sur l'Autriche, la Russie

Les gens honnêtes et éclairés sont bien persuadés que les succès et l'arrivée des Anglais seraient une calamité publique.

La Geschiedenis van Antwerpen de Mertens et Torfs ne fait guère que résumer ce que ces auteurs ont trouvé dans Thiers; elle néglige même des détails intéressants. Et quanta l'historien français : « Anvers, dit-il, était une place fermée à la vérité, « mais par de vieux ouvrages à moitié détruits, où se trouvaient « au plus 2000 hommes, sans un canon sur les remparts, et où « régnait autant de trouble chez les autorités surprises par « l'apparition de l'ennemi, que de malveillance dans la popula- « tion flamande par l'origine et les sentiments. »

Le roi Louis, qui était accouru à Anvers aux premières nouvelles de l'expédition, avait conféré avec les généraux, organisé la défense à Berg-op-Zoom et au nord d'Anvers en sa qualité de Grand Connétable de France. 11 avait fait célébrer en grande pompe, le 15 août, la fête de l'Empereur, mais s'était trouvé inopinément remplacé le 16 par le prince de Ponte- Gorvo et était reparti pour Amsterdam.

Le même jour. Napoléon écrivait de Schoenbrunn à Cambacérès ces lignes, qui peuvent servir de commentaire à certains articles des constitutions impériales : « Vous réunirez les « ministres et vous leur ferez connaître que le ministre de la » guerre, par une ignorance absolue de nos constitutions, a f pensé que la dignité de Connétable donnait le droit de com-

« mander mes armées; que c'est une erreur de six cents ans de « date; que les princes et les grands dignitaires ne sont rien; « que le Connétable n'est pas comme autrefois un vieux soldat « chef de l'armée, que cette dignité est purement civile, et que « celui qui en est revêtu, n'a pas plus le droit de commander 0 mes armées, que le grand amiral (Ney) n'a celui de comman- « der mes flottes; que je ne puis que blâmer cette ignorance de « nos constitutions et que je désire que cela n'arrive plus... t Cette lettre sera consignée dans le registre du conseil pour « servir dans la circonstance. »

Le même jour encore il disait dans une lettre particulière adressée au même Cambacérès :

« On m'assure que le roi de Hollande a reçu de vous une « lettre qui lui donne le commandement de mes troupes en sa « qualité de connétable. Je puis concevoir que le ministre de la « guerre ignore nos constitutions; mais que vous puissiez les « ignorer, c'est ce qui m'étonne étrangement. Comment n'avezt vous pas senti que moi seul je puis donner le commandement « de mes armées, et que personne ne peut s'arroger ce droit. Il « me tarde d'apprendre que cette anarchie a eu son heure (1)... »

La Hollande était dégarnie de troupes. Ce que Cornelissen nous apprend, dans le rapport du 23, des plaintes qui se lisaient dans les gazettes de Hollande, est d'accord avec la pensée du roi Louis qui dit dans ses mémoires : « Son armée (f/e la Hollande) « faisait alors la guerre en Espagne et en Westphalie pour la « France, laquelle laissait sans peine la Hollande exposée à « une invasion étrangère, peut-être pour trouver l'occasion <•■ de l'occuper.... t

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