‹ Essais historiques sur la ville de ValenceChapitre 14 sur 50 · ATA... PORTIS.. SAMSON · texte numérisé non relu

ATA... PORTIS.. SAMSON

(i) Aima ri Rivallii, De Aliobrogibut, M.ss. de la bibliothèque royale, d.« 6oi4. — Voyez lea Nota et pièces juttifiastives, n«<> 3a.

]56 ESSAIS HIST0HIQUE8

L'inscription suivante a été placée par qi]( ques antiquaires dans l'église de Saint-Appoll naire, et par d'autres dans celle de Saint-Jeai

T. POMPEIO. HILARI. LYERINE T. POMPEIVS. BASSYS..

ET PATRI SIBI. (i)

L'inscription suivante est empruntée à i Alillin, qui la recueillit à son passage à Yalence

VÂLENTINI VIBLICI. CIV, INVSTAT. t A VICTOR NLO ISSQVI. VIX. ANN XXÏ M. V. D. Vin. S. A. D. (a)

On lit sur une pierre tumulaire que possède

(i) Belleforest, Cosmographie universetie, tome I, page 3a9>^ Voyez les Notes et pièces Justificatives, n.* 33. — R. JuTeoMt^ii ioire ecclésiastique et séculière du Dauphiné, M.ss. de la bibliotbèqiK de Grenoble, n.* 4^5, page 89 et suiv.

(2) Voyage dans les départemens du midi de la France , par BiJi»"* tome II , pages 85 et S6, .

SUR TAIENCS. 1 $7

M. de Chièzes Tinscription suivante qui est d'une belle conseryation. Les lignes ont été mutilées à leurs extrémités , mais l'intégrité, des lettres répare facilement les outrages du temps.

MORIÂE A£ NAE.L.FIRMI ÂXSIMI.M.FIR

VALERIANV

TRI.INCOM ABILI.

C'est-à-dire, memoïuAk aeternae lvcii firmiani

MAXSIMI MARGYS FIRMIANYS TALERIANYS FRATRI IN- COMPARABILI (l).

En 1 786 , • le taurobole suivant fut trouvé à Châteauneuf-dlsère , dans une ancienne voie romaine.

M.to.M.I.TAVROBOL

DENDROPHOR. VAL

SVA P. F.

(i) Nous prions M. de Chièzes ^oi a bien roula nous communiquer cette inscription , ainsi que les personnes qui nous ont facilité les moyens de recueillir dans les archives de la mairie et de la pré* fecture de Valence les matériaux dont se compose cette compilation 9 de recevoir rexpression franche et sincère de notre gratitude.

l58 ESSAIS HISTORIQUES

Cest-à-dire, hatri devm kagiïas idas tateo-

BOUTH DENDEOPHOSVS TAIENTINYS SYA PECYRIi

FECiT. Le dendrophore de Valence a fait ce taurobole à ses frais , en l'honneur de la mère des Dieux la grande déesse de Tlda (i).

Le dendrophore 9 ou porte * rameau » portait dans les processions sacrées une branche de Tarbre aimé du Dieu dont on célébrait les mystères. Il est difficile dlnnoyer en matière de culte ; aussi j lorsqu'une religion nouvelle chasse sa déyancière , elle s'empare de ses traditions , de ses usages , de son existence extérieure , qu'elle formule au gré de ses secrètes prévisions. Le paganisme mourant légua ses débris au christianisme. Les dendrophores cessèrent d'agiter leurs vertes palmes ,en l'honneur de Cybèle et d'Apollon , et des clercs , leur succédant , portèrent croix et bannières à l 'effigie de la Vierge et des saints. Le symbole ne fit que changer de forme, et passa, comme la dépouille d'un ennemi vaincu, entre les mains victorieuses des chrétiens. Le dendrophorat était un sacerdoce dont on ne rencontre les témoignages de l'existence passée que dans les cités qui avaient

(i) Yoyei les Aofei et pUcet jiutifieativei , n.« 34*

acquis lin large développeirient de civilisation ^ auquel il semblé que Valence était parvenue^

On pourrait encore inférer de Tinscription taurobolique qui vient d'être rapportée qu'un collège de dendrophores , ou d'artisans en boîs^ avait été fondé à ValencCi Les dendrophores achetaient et transportaient les bois qu'ils se chargeaient de fournir pour la construction des vaisseaux et des machines de guerre. Ils se formaient en collèges , et ce fut sur leur modèle que s^érigèrent plus tard les confréries du moyens âge. Les premiers offraient des sacrifices et vouaient des tauroboles à leurs dieux tutélaires ; les secondes célébraient la fête du saint dont elles invoquaient le patronage (i)^

Un autre taurobole trouvé à Die attestait que le pontife de Valence était venu offrir un sacrifice dans la ville des Voconces^ où Cybèle recevait un culte particulier. Sur une de ses faces était sculptée l'inscription suivante (2) x

(1) SpoD, Miseellanea, pag. 56. -^ Ducange ^ Glossaire, verba Dendrophorig verbo Centonarii»

(3) Spon, Miscelianea, pag. 98.

la

l6o ESSAIS ilISTORKjUEg

Sacr. trib. tavr. fecer. cvm svis hostis et

APARAH. OMNIB. L* DaGIDIYS MaRITS PONTIP.

pErpet. civit. Valent, et Vervixia Martina it Vervllia Maria fil. eortm pro saltte Imp. it

CaBSAR. PrilLÏPORVM AvGG. ET OtAGILLIAZ SeVERAE AVG- MATRIS CaES. ET CASTROR. PRAEEVNTIBTS SACERDOTIBVS IVNI. TiTIO XV. VIR. ArAVSENS. ET

Castricio Zozimione civiTATrf Albens- et Blawo Paterno civitatis Voc- et Fabricio Orfito Liber, patrjs et caeteris adsistentibvs sacerdotibvs v. s. l. m. logo vires conditae wf

PRID. KAL. OCT. ImP. PhILIPO ET TiTIANO COS.

Voici la traduction de cette inscription :

A LA MERE DES DiEUX , LA GRANDE IdÉENNE :

Dagidius Marîus, pontife perpétuel de la cité de Valence, et Vertillla Martina, et Yerullia Maria, leur fille, firent ce taurobole, sacrifice voué avec tous ses vases et N ses apprêts, pour la conservation des empereurs et Césars Philippes , Augustes , et d'Octacilla Severa Augusta , mère des Césars et des camps ; les prêtres célébrans , Junîus Titius , quindécemvir d'Orange, Castritius Zozimio de la cité d'Albc, et Blattius Paternus de la cité des Voconces, et Patricîus Orfitus Liberus? se sont librement acquittés de leur vœu, avec les pères et autres prêtres assistans : les parties génitales

SUR TALENGE. . l6l

(de la victime) sont enfermées en un lieu.. La veille «ies kalendes d'octobre^ Philippe, empereur^ et Titianus, consul.

On a découvert encore à Valence différens petits objets d'antiquités , provenant de fouilles faites à diverses époques ; ils sont décrits dans un mémoire que cite M. Millin; en voici l'abrégé :

1* Un petit Mercure en bronze, avec le pétale ailé, et un petit coq, l'un et l'autre d'un travail grossier.

2* Une petite patère en argent sans figurés.

3* Une espèce de javelot en fer de vîngt-huit pouces de long, finissant par un bout comme une baguette de fusil, et ayant de l'autre un renflement terminé en pointe*

4"* Un autre de même forme , maïs dont l'extrémité avec le renflement est cassée.

5* Une petite cassolette de bronze.

6* Deux médailles de Julîa Domna.

Quelques connaisseurs ont recueilli beaucoup de médailles trouvées dans les environs de Valence et des monnaies de saint Louis. Ils conservent aussi des fragmens de sculpture romaine et du moyen-âge , qui offrent des détails précieux (i).

(i) M. d'Humiëre, grand Tîcaire da diocèse, possède une tête de satyre et des bas-reliefs du moyen-âge.

l6a ESSAIS HISTOBIQUES

Enfin , une mosaïque ^e fort bon goût , et qui semble appartenir au deqxième siècle , attire l 'attention des antiquaires ( i ) .

Telles sont les richesses archéologiques de Valence ; elles offrent , à vrai dire , bien peu d'intérêt : leur nullité est en harmonie avec riiumble existence sociale de la Tille qui les renferme.

(i) Cette mosaîqae le voit daat le jardio de M,»« de

SUR VALENCE. i63

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