SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE £T PATRIOTIQUE
Souvent le pédantisme et le bel esprit ont infecté les académies provinciales ; aussi est-il advenu qu'une facile critique a déversé sur elles le blâme et la plaisanterie. La société patriotique et académique de Valence , par les soins constans qu'elle aurait dû apporter à ne jamais franchir les limites d'une modeste, réunion de citoyens amis des lettres , qui se confient les labeurs de leurs veilles et leurs recherches sur l'histoire et les arts industriels de leur terre natale , aurait évité cet écueil ; mais elle renfermait dans son seia quelques-uns de ces hommes qui , par la vanité de leurs prétentions littéraires, paient et paieront toujours tribut aux malins. Égarés par les trompeuses inspirations d'uae muae indiscrète , quelques-uns d'entre eux élaboraient péniblement de prétentieux sonnets, qu'ils déclamaient auprès des belles dames dont ils vantaient les attraits. Ces fadeurs poétiques étaient fprt à, la. mode alors et dans le beau monde en s;rand honueuTt
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xq6 essais historiques
Les séances de la société étaient souvent consacrées à la lecture de petits vers à Chloris; brillantes futilités que des hommes frivoles avaient mises en crédit. Mais à côté de ces Yadius siégeaient de vrais savans , aussi recommandables par leur modestie que par 1 étendue de leurs lumières, tels que les D. Pernetty, D. Cabois, D. Grappin, D. Gauthey, le prince de Béthune , d'Aumont , Binelli , Hel , l'abbé Bertholon , et une foule d'autres hommes également distingués dans les sciences et les lettres. La société patriotique et académique de Valence, formée par souscription en 1784, avait été autorisée par lettres patentes du roi du mois de décembre 1786, enregistrées au parlement de Grenoble en 1787 le 5 juin : elle a été dissoute à répoque de la révolution, et depuis ne s'est pas réorganisée.