‹ Essais historiques sur les progrès de la ville de NantesChapitre 18 sur 35 · janvier · texte numérisé non relu

janvier

Les fermes. . 35355

Les autres revenus de

loutenature. .

Total général des

RECETTES 437000 lïv. » S. 11 d.

On lit, au rapport de M. Laennec , qui se trouve en téte de ce budget , que la ville de Nantes, en 90, acheta 1172 uniformes de garde national dans les magasins de l'état ; elle les fit reteindre et vendre à très-bas prix? la ville dépensa aussi 30 mille francs, dans les 15 premiers mois de l'organisation de cette milice, pour fournir à ses besoins. Les ateliers de charité , commencés en . 89., furent continués en 90 et coûtèrent plus de 150 mille livre?. Au moyen de cette entreprise municipale , les quais furent réparés , des démolitions nécessaires eurent lieu , une chaussée fut établie entre la Loire et le château \ le marais de Barbin fut comblé au tiers, une promenade fut faite devant le cours Saint- Pierre , une autre promenade fut plantée dans le quartier Saint-Léonard; la bourse fut fondée, l'atterrissemént de Pisle Feydeau fut exhaussé et livré au commerce, et des réparations furent faites aux pavés et aux, promenades. À la fin de son mémoire, le rapporteur estimait à 3 mil-

lions et demi les ressources actuelles ou pro * chaînes de la ville. Il semble, au premier abord , que la situation de la mairie était très-prospère , mais si Ton songe aux dépenses imprévues telles que celles que causa l'approvisonnement qu'il fallut faire pour prévenir la disette 9 et qui ne sont pas portées dans le compte ci-dessus, on jugera tout autrement sa position.

Le budget de 1792 montre que les embarras s'étaient accrus rapidement. La dette de toute nature était de 4 millions 692,529 liv. 14 sous 6 déniers , et Tact if de 3 millions 668,434 Hv. 1 sou 8 déniers , d'où l'on voit que la dette excédait l'actif de 1 million JÎ4, 095 liv. 12 sous 10 deniers. On voit aussi , par ce budget , que la garde nationale ne coûtait alors que 20 mille liv. ; que la salle de spectacle , affermée les années précédentes 17,000 livres , ne produisait plus, depuis 1790, que 10 mille liv., que la halle au blé donnait 6000 liv. de revenu. On peut établir , ainsi qu'il suit , le résumé de ce budget pour les comptes apurés de 1791.

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