VERNER, PROSPER
VERJVER , bas, eu entrant sans être vu de Prosper.
Doîs-je en croire Rolande? Oui, vraiment.
PROSPER j continuant sans voir Verner.
Hé bien , cependant, M. Verner ! malgré ce destin qui , selon vous , ne me laisse pas le temps de former un souhait, maintenant que je vous désire, où êtesvous ? à cinquante lieues !
VERNER , lui frappant sur l'épaule.
Pas tout-à-fait.
PROSPER
Vous ici?
VERNER
Il le faut Lien, puisque cela t'arrange.
PROSPER
L'heureuse rencontre!... Et Caroline, Monsieur? comment l'avez-vous laissée ?
VERNER
Toujours la même : aimable, aimante...
PROSPER
Et plus aimée que jamais.
i68 L'HEUREUX MALGRÉ LUL
VEKNER.
Fort bien j mais, dis-moi, je te prie, depuis que tu nous as quittés, le sort t'est-il toujours aussi favorable?
PROSPER, poussant un grand (oupir.
Hélas oui !
VERNER
Comment te trouves-tu du métier de soldat ?
PROSPER , tristement.
Soldat? je ne le suis plus.
VERNER
Eh ! qu'es-tu donc ?
PROSPER , encore plus tristement.
Officier, M. Verner! officier!
VERNER
Déjà? c'est n'avoir pas perdu de temps ; mais , quel nouveau coup du sort t'a fait faire ton chemin aussi vite ?
PROSPER
L'événement le plus singulier ! si vous saviez. . .
VERNER
Voyons, raconte-moi cela.
PROSPER
Volontiers.