‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 110 sur 309 · VERNER, PROSPER · texte numérisé non relu

VERNER, PROSPER

VERJVER , bas, eu entrant sans être vu de Prosper.

Doîs-je en croire Rolande? Oui, vraiment.

PROSPER j continuant sans voir Verner.

Hé bien , cependant, M. Verner ! malgré ce destin qui , selon vous , ne me laisse pas le temps de former un souhait, maintenant que je vous désire, où êtesvous ? à cinquante lieues !

VERNER , lui frappant sur l'épaule.

Pas tout-à-fait.

PROSPER

Vous ici?

VERNER

Il le faut Lien, puisque cela t'arrange.

PROSPER

L'heureuse rencontre!... Et Caroline, Monsieur? comment l'avez-vous laissée ?

VERNER

Toujours la même : aimable, aimante...

PROSPER

Et plus aimée que jamais.

i68 L'HEUREUX MALGRÉ LUL

VEKNER.

Fort bien j mais, dis-moi, je te prie, depuis que tu nous as quittés, le sort t'est-il toujours aussi favorable?

PROSPER, poussant un grand (oupir.

Hélas oui !

VERNER

Comment te trouves-tu du métier de soldat ?

PROSPER , tristement.

Soldat? je ne le suis plus.

VERNER

Eh ! qu'es-tu donc ?

PROSPER , encore plus tristement.

Officier, M. Verner! officier!

VERNER

Déjà? c'est n'avoir pas perdu de temps ; mais , quel nouveau coup du sort t'a fait faire ton chemin aussi vite ?

PROSPER

L'événement le plus singulier ! si vous saviez. . .

VERNER

Voyons, raconte-moi cela.

PROSPER

Volontiers.

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