ACTE II, SCÈNE YI. aoli
MADAME HONORINA.
Ils n'y sont plus !
LE BARON
Non, je ne vois plus personne.
MADAME HONORINA.
Ah, M. le baron! que viens-je d'apprendre!... Mais, déjà, j'en suis sûre, un secret pressentiment s'empare de votre esprit : vous éprouvez un trouble intérieur qui vous tourmente, vous agite; convenezen.
LE BARON
Mais oui. . . en effet. . . je. . . ( a part. ) Diable m'emporte ! si je sens rien de tout cela.
MADAME HONORINA.
Plus de chagrin ! plus d'inquiétude !
Expliquez-vous ? '
MADAME HONORINA.
Hé quoi ! vous ne comprenez pas ?
LE BARON
Non , ma foi ! pas un mot !
MADAME HONORINA.
Réjouissez-vous !
LE BARON
Eh, de quoi ?
2o4 L'HEUREUX MALGRÉ LUL
MADAME HONORINA.
Un être vivement chéri...
LE BARON-
Eh Lien ?
MADAME HONORINA.
Ce gage de l'amour le plus tendre !...
LE BARON
Après ?
MADAME HONORINA.
Ce doux oLjet de vos soins !...
Achevez ?
MADAME HONORINA.
Ce fils, en un mot, digne rejeton de la race la plus illustre !... il respire !
LE BARON
Mon fils !
MADAME HONORINA.
Il vous sera rendul quand?... je l'ignore; niais n'importe ; attendez avec résignation l'instant où cet oracle doit s'accomplir.
LE BARON
0 joie! ô transport!... il se pourroit... Ah, messieurs les incrédules ! c'est pour le coup que j'aurai hcau jeu ! Je suis curieux de savoir ce que vous me