‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 136 sur 309 · ACTE II, SCÈNE YI. aoli · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE YI. aoli

MADAME HONORINA.

Ils n'y sont plus !

LE BARON

Non, je ne vois plus personne.

MADAME HONORINA.

Ah, M. le baron! que viens-je d'apprendre!... Mais, déjà, j'en suis sûre, un secret pressentiment s'empare de votre esprit : vous éprouvez un trouble intérieur qui vous tourmente, vous agite; convenezen.

LE BARON

Mais oui. . . en effet. . . je. . . ( a part. ) Diable m'emporte ! si je sens rien de tout cela.

MADAME HONORINA.

Plus de chagrin ! plus d'inquiétude !

Expliquez-vous ? '

MADAME HONORINA.

Hé quoi ! vous ne comprenez pas ?

LE BARON

Non , ma foi ! pas un mot !

MADAME HONORINA.

Réjouissez-vous !

LE BARON

Eh, de quoi ?

2o4 L'HEUREUX MALGRÉ LUL

MADAME HONORINA.

Un être vivement chéri...

LE BARON-

Eh Lien ?

MADAME HONORINA.

Ce gage de l'amour le plus tendre !...

LE BARON

Après ?

MADAME HONORINA.

Ce doux oLjet de vos soins !...

Achevez ?

MADAME HONORINA.

Ce fils, en un mot, digne rejeton de la race la plus illustre !... il respire !

LE BARON

Mon fils !

MADAME HONORINA.

Il vous sera rendul quand?... je l'ignore; niais n'importe ; attendez avec résignation l'instant où cet oracle doit s'accomplir.

LE BARON

0 joie! ô transport!... il se pourroit... Ah, messieurs les incrédules ! c'est pour le coup que j'aurai hcau jeu ! Je suis curieux de savoir ce que vous me

Page 1