‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 148 sur 309 · LES PRÉCÉDENS, LE BARON, MADAME HONORINA · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENS, LE BARON, MADAME HONORINA

LE BARON

Venez, madame Honorinaj venez jouir de votre triomphe !

PROSPER, au baron.

Monsieur, permettez que je m'empresse de vous présenter l'homme honnête et sensible qui , depuis

L'HEUREUX MALGRÉ LUL

mon enfance, a daigné me tenir lieu de père. Qui, plus que M. Verner, peut avoir des droits à votre amitié, ainsi qu'à votre estime?

LE BARON

Verner, dis-tu? ce nom appartient à une des familles les plus respectables de ce pays ; 'et Monsieur doit compter, de ma part, sur une reconnoissance égale au service qu'il m'a rendu.

PROSPER

Eh Lien ! Monsieur ! vous n'avez qu'un moyen de vous acquitter dignement envers lui.

LE BARON

Quel est-il ?

PROSPER

C'est d'assurer mon bonheur.

LE BARON

Comment ?

PROSPER

En consentant que je m'unisse à son aimable nièce que vous voyez devant vous.

LE BARON

Tu l'aimes ?

VERNER

Dès leur plus tendre enfance, je conçus le projcf

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