‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 159 sur 309 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ISAUUN, KÉSIE.

( Isauun est coiffé d'un turban grossier ; un pourpoint de buffle , recouvert d'une large ceinture, forme son habillement j il est armé d'un long sabre à poi^ée de buis. )

ISAUU^f , dans le fond du théâtre.

Voici donc la demeure de ma charmante Zètulbè !

KÉSIE.

Que veut cet homme ?

ISAUUN.

Pourriez-vous me dire , la belle enfant , si Lémaïde est visible ?

KÉSIE.

Non, elle vient de passer dans le jardin pour parler d'affaires avec un de ses parens.

ISAUUN.

Et sa fille ?. . .

KÉSIE.

Est avec elle. (A part.) En le regardant de près, il est mieux qu'il ne le paroi t d'abord.

: . ISAUDN.

» Allez, je vous prie, dire à Lémaïde, qu'il y a II i6

24à LE CALIFE DE BAGDAD.

quelqu'un chez elle qui désireroit l'entretenir un

instant.

KÉSIE, embarrassée.

Mais...

ISAUDN.

Ail! je le vois !... vous avez peur de me laisser seul

KÉSIE.

Je conviens...

ISAUUN , refjartlaut la chambre , ilit, en souriant.

Il me semble , cependant, que vous le pouvez sans crainte.

KÉSIE, à part.

Sa réflexion est assez juste.

ISAUUN , avec impatience.

Allez donc !

KÉSIE.

Allons, j'y vais j'y vais Mais voyez donc

comme il parle en maître

(Elle ton.)

Page 1