SCENE V
ZÉLINA.
Point du tout 5 je suis nièce du concierge du château...
SOPHIE, kpart.
C'est elle !
Et, à ce titre , chargée, ainsi que mon oncle, de recevoir les gens de Monseigneur ; vous lui êtes attaché?
SOPHIE
Oui, moi attaché à lui... Et toi, peut-être, aussi?
ZÉLINA.
Je ne suis point à son service.
SOPHIE
Malheur pour luij car aimer lui beaucoup filles belles, bien faites.
ZÉLINA , eu riant.
Oui , lui les aimer beaucoup 5 mais les tromper encore mieux.
SOPHIE
Souvent l'avoir entendu dire j mais pas pouvoir croire ; lui donc avoir eu bien des maîtresses ?
ZÉLINA.
Oh 1 de tous les rangs , de tous les âges , et de toutes les couleurs, je crois. Il lui suffit de voir une femme jeune et jolie, pour en devenir à l'instant amoureux.
SOFIUE.
Lui t'a vue, lui donc l'être de toi?
ZÉLINA.
Mais je crois, en effet, que si on vouloit Fécouter... Heureusement qu'il est connu, ainsi que ses aventures j et une , entre autres , qui ne lui fait pas beaucoup d'honneur.
SOPHIE
Comment donc?
ZÉLINA.
Sans doute; mais vous-même, puisque vous êtes à son service, vous devez avoir entendu parler chez lui d'une certaine dame nommée... Sophie... Sophie... de Valmore... oui, c'est Lien cela; elle étoit, dit-on. Lien jolie. Lien intéressante, un peu folle pourtant; mais sa folie semLle excusaLle, puisque c'est M. le comte qui en étoit l'oLjet.
SOPHIE, ipart.
Cachons mon IrouLle !
ZÉUNA.
Mais, dites-moi donc? est-ce que c'est l'usage, dans votre pays , d'être triste comme cela ?. . . Eh Lien ! encore un gios soupir! ni plus, ni moins qu'en pousseroit un amoureux. M. le nègre se scrolt-il par hasai'd ?. . •