‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 164 sur 309 · SCÈNE IX. 25i · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. 25i

LÉMAÏDE, iZètulbè.

Allons, remets-toi... Comment la vue de cet homme peut-elle?...

ZÈTDLBÈ.

Ah, ma mère ! vous voyez en lui...

LÉMAÏDE.

Qui donc ?

ZÈTDLBÈ.

Celui dont je vous entretenois encore ce matin.

ISAUUN , à part.

J'étois donc présent à sa pensée !

LÉMAÏDE.

Eh bien! quand je te disois que c'étoit... U ne me manquoit plus que de le voir , pour en être sûre ! Je ne m'étonne plus, à présent, qu'il soit venu s'offrir lui-même pour ton époux.

ZETULBÈ, troublée.

Ah ! ma mère !

Allons , allons, rassure-toi ; il ne le sera jamais.

ISAUUN.

L'arrêt est sévère ; heureusement qu'on peut eu rappeler.

LÉMAÏDE.

Il croit que parce qu'il t'a enlevée des mains de ses camarades...

ZÈTULBÈ.

De ses camarades ! ah ! ma mère , que dites-vous ?

LÉMAÏDE..

Je ne la conçois pas ? Mais , regarde-le donc , regarde-le, je t'en prie 5 et juge toi-même si je puis...

ISAUUN.

Un peu de modération, ma bonne Lémaïde !

LÉMAÏDE.

Patience! j'attends quelqu'un qui saura bien...

ISAUUN , en riant.

Tenez, croyez-moi, vous aurez beau faire, il est décidé que vous aurez pour gendre il Bondocani.

LÉMAÏDE , faisant la grimace.

Il Bondocani ! . . . quel nom !

ZÈTULBÈ.

Mais, ma mère , c'est un nom tout comme un autre.

Moi, je pourrois donner un tel époux à ma fille, lorsque j'ai refusé pour elle l'émir !

ISAUUN.

L'émir? voilà grand' chose !

LÉMAÏDE.

Mais, quand il ne seroit que le chef des gens do votre profession !

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