‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 163 sur 309 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ISAUUN , LÉMAIDE , ZÈTULBÈ , KÉSIE.

( Késie ressort pendant le trio par la porte du fond; Zètulbè jetle un cri eu reconnoissant Isauun. )

TBIO.

LÉMAÏDE.

Voyez j elle est tout interdite.

Ma chère enfant, rassure-toi.

W ! ZÈTULBÈ.

pp /

^ < Je demeure tout interdite.

^ ) Ah ! c'est lui-même ! oui , je le voi.

ISAUUN.

Quel sentiment secret m'agite !

Ah ! quel plaisir quand je la voi !

LÉMAÏDE.

Allons , montre plus de courage !

ISAUUN.

Qu'elle est belle !

ZÈTULBÈ.

Quel heureux jour!

25o LE CALIFE DE BAGDAD.

LÉMÂÏDE.

De ses sens perd-elle l'usage ?

(Bu.)

Qui te fait tenir ce engage ?

Est-ce la peur?

ISAUUN.

Est-ce l'amour?

ZÈTULBÈ.

Je n'ai point peur.

ISÂUUN , h part.

Quel doux présage !

ZÈTULBÈ.

Comme je sens battre mon cœur !

LÉMAÏDE, à part.

Comment donc ! que veut-elle dire ?

Elle rougit , elle soupire ;

Est-ce l'effet de la frayeur?

Je n'y conçois plus rien , d'honneur.

ZÈTULBÈ, à part.

^ / Qu'ai-je fait? que viens-je de dire?

H ( Mon front rougit, et je soupire.

<z \ Comme ie sens battre mon cœur !

Ah ! quel moment plein de douceur !

ISÂUUJN, à part.

Tendre amour, c'est toi qui m'inspire : Elle rougit , elle soupire.

Comme je sens battre mon cœur !

Ah ! quel moment plein de douceur!

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