SCÈNE XXIY
LES PRÉCÉDENS, COUR ET SUITE d'ISA UUN.
CHOEUR
Au choix de notre maître, amis, rendons hommage! De l'amour le plus tendre il est l'heureux ouvrage. Cet objet plein de charme a su toucher son cœur : Célébrons sa beauté , partageons son bonheur !
LÉMAÏDE.
Je ne sais où j'en suis !
KÉSIE.
Quelle magnificence !
ayo LE CALIFE DE BAGDAD.
ZÈTULBÈ.
De tout ce que je vois , que faut-il que je pense ?
( Un grand de la cour, suivi d'esclaves qui portent un voile et une aigrette Irès-brillante, s'avance vers Zctull)è , se met à genoux, et lui dit : )
Recevez de l'hymen ce gage précieux ;
Son éclat , près de vous , va se perdre à nos yeux.
(Au son d'une musique liarnionieuse , on la coille du voile et de l'aigrclle ; tout le monde s'incline devant elle ; Lémaïde reste interdite ; Isauun sort du cabinet, sous son liabillement de calife, et reste derrière le chœur qui répète : )
Recevez de l'hymen , etc.
LÉMAÏDE.
Se joueroil-on de nous?
ZÈTULBÈ.
Ma surprise est extrême!
LÉMAÏDE.
Oui lui uni ce j)résent?
LE CHOEUR
Son époux.
LÉMAÏDE.
Mais enfin > Quel est-il ?
LE CHOEUR
Notre souverain.
( Ici , le chneur se sépare , et laisse voir Isauun au milieu des grands de sa cour.) LÉMAÏDi;.
O Ciel i