‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 2 sur 309 · V, AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

V, AVERTISSEMENT

mon amour-propre, s'il s'étoit aveuglé au point de méconnoître la véritable cause des succès que j'obtenois. Je sentis heureusement que j'en étois bien moins redevable au foiblcî mérite de mes ouvrages qu'au charme inexprimable qu'y répandoient les accords délicieu;c de notre moderne Orphée. Libre avec lui dès sa plus tendre jeunesse, je fus alors assez bien inspiré pour deviner son talent, aujourd'hui j'ai à me glorifier de lui avoir procuré l'occasion d'entrer dans une carrière, où , depuis , il fi'a cessé de marcher de siitcès en siiccèsi Quant k ceux qu'il m'a' procurés, je lui en fais l'hommage; qu'il l'accepte, non comme le tribut d'une, fausse modestie, mais, comme le témoignage d'une reconnoifesance aussi douce, aussi vraie que l'amitié qui mHtnit à lui depuis trente ans , et qui ne s'est jamais démentie. Je m'aperçois quVn parlant de mon habile collaborateur, je ne l'ai point nommé;mais que je dise qu'au talent le plus enchanteur, au caractère le phis aimable, il joint toutes lesquaHtés dit tceiit cl (le Tespril , ft dès lors le nom de Poieldieu

AVERTISSEMENT. vu

viendra tout naturellement s'offrir à la pensée du lecteur.

Les ouvrages contenus dans ce volume ayant tous été représentés , et par conséquent jugés par le public, je m'abstiendrai de toutes notes et réflexions à leur égard. Je ferai seulement observer qu'on n*a point suivi en les classant l'ordre dans lequel ils ont paru sur la scène, mais celui dans lequel ils ont été composés.

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