SCÈNE PREMIÈRE
Le lieu de la scène représente une campagne très -agreste. On voit à gauche sur le devant du théâtre, une grotte creusée dans l'épaisseur d'un rocher. Il y a sur la droite une table devant un banc de gazon. Plus loin, du même côté, une grille qui conduit au château du comte.
r EiDlxlLLL y assis près de la table , et paroissant réflécliir.
Depuis un mois le mariage
Me tient donc rangé sous ses lois...
Ma femme est aimaJile... elle est sage.
Et le sera toujours... je crois !
De biens , quelle source étemelle ,
Nous procure femme fidèle ! . . .
Oui; mais lorsqu'elle ne l'est pas?...
A ce mot seul je tremble, hclas !
Bon ! quelle enfance ! du comage I
Pom'quoi donc un pareil cfEi'oi ?
Ma femme est aimable... eUe est sagej
Et le sei'a toujom's... je croi.
Dieu d'hymen ! je ne sais quel sort tu me pi'cparcs ; .l'implore tes faveurs! faveurs, helas ! bien rares; ]Nt: jnc punis jamais d'avoir sid)i ta loi. Je liens de les bontés une femme charmante;
Si tu le peux , rends-la constante ; , ,
Et fais un prodige pour moi.
Gaîment , dans mon me'nage , Alors ou me verra Sans trouble , sans nuage , Che'rir ma Zëlina.
iJans des chaînes si belles , Le plaisir , sur ses ailes , M'amenant de beaux jours , Me donnera toujours Pour compagnons fidèles , Le bonheur, les amours.
Dieu d'hymen ! etc. etc.
11 y a donc un an , qu'arrivant cliez RiLaldo, ancien ami de mon père , et concierge du comte Orlandez , dans ce château , j'y trouve sa nièce qui depuis longtemps m'étoit destinée. Elle étoit belle, aimable, riche; je l'épouse ; jnsqu'à présent, il n'y a pas grand mal à cela 5 mais à peine marié, ne voilà-t-îl pas que