SCÈNE VIL
ÉLOI
LES LIGUEURS
ÉLOI , à pari.
J'ignore comment tout ceci finira j mais n'importe, entretenons leur méprise , et n'abdiquons que lorsque je saurai le roi en sûreté.
^(i GAimiELLE 0 ESTRÉES.
DEUXIÈME LIGUEUR
Croyez, Sire, que ce n'est qu'à regret que nous remplissons les fonctions que nous prescrivent les circonstances.
ÉLOI
Sachez quil n'est point de circonstances... qu'il n'est point d'événement. . . qu'il n'est rien , enfin '. . . . qu'il n'est rien !... qui puisse vous engager à faire... ce que vous faites. (A part.) Ouf. j'en suis sorti !
TROISIÈME LIGUEUR
Sire! soyez persuadé que nous aurons pour vous tous les égards que votre rang...
ÉLOI
A la bonne heure. ( Apan. ) Mon discours a fait effet. (Haut.) Eh bien! comme il doit vous suffire de ne pas me perdre de vue, éloignez-vous, afin que je puisse me livrer à mes réflexions. ( Les ligueurs s'éloignent. ) Bon ! me voilà un peu plus libre. Si j'eusse été moins occupé du roi, j'aurois pu profiler du moment pour faire connoissance avec ma jeune prétendue ; elle m'a paru charmante, et je me fais, d'avance, un plaisir de lui consacrer tous les inslans qui ne seront point employés au s(-rvice du bon Henri.