‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 236 sur 309 · ACTE II, SCÈNE Vil. Vjy · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE Vil. Vjy

AIR

Entre l'amour et la patrie Se partage le cœui' d'Eloi ; Pour tout bon soldat, selon moi.

Le sort le plus digne d'envie .

C'est de vivre pour sa mie , Et de mourir pour son roi.

Près d'une fille

Jeune et gentille ,

Tendres soupirs ,

Brûlans désirs.

Viennent sans cesse

Avec ardeur

A la tendresse

Livrer mon cœur.

Mais lorsque la trompette sonne , Jeune beauté , je t'abandonne !

En vain le feu de tes regards Prétendroit ralentir mon zèle , A la gloire toujours fidèle Je vole sous mes étendards ; Plus de délais , plus de retards , Henri m'attend , l'honneur m'appelle ; Adieu , ma belle ! Adieu , je pars !

Entre l'amour et la patrie , etc.

Mais, (jui peut donc attirer ainsi l'attention de mes gardiens ! . . . Que vois-je ! surcroît d'embarras ! de nouveaux ligueurs ! pai'mi lesquels il s'en trouvera , sans doute, qui connoîtront le roi.

VlS GABKIELLE D'ESTRÉES.

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