‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 25 sur 309 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Elle eût au jeune drille Préfe'ré le barbon.

TOUS , en dansant.

Ah ! si la pauvre fille , etc. etc.

PÉDRILLE

DEUXIÈME COUPLET

Toujouis Urbin s'agite et crie ; Lise est peu faite a tant de bruit :

Le joui' elle est tout e'tourdie ; Elle ne peut dormir la nuit.

« Quoi ! dit-elle , être si peu sage ! » Calme-toi donc , mon cher Urbin ; » Ah ! dès qu'on se met en me'nage , » Plus de repos, je le vois bien. »

Via c'que c'est, jeune fille.

Que vouloir sans raison

Choisir un jeime di'ille ,

Plutôt qu'un vieux barbon.

TOUS, en dansant.

Vlà c'que c'est, jeune fille, etc. etc.

PÉDRILLE

TROISIÈME COUPLET

Urbin prenoit tant d'exercice , Qu'au bout d'un au il tre'passa ; On lui fit faire un beau service , Puis un barbon le remplaça.

Le jour , la nuit , il étoit sage ; Et Lise s'aperçut enfin

Que malgré qu'on fût en ménage, On repose it souvent très-bien.

Vous voyez , jeunes filles ,

Que c'est avec raison

Qu'on doit , a tous ces drilles ,

Prélérer un barbon.

SOPHIE, à part.

Ail ! quelle contrainte !

RIBALDO , bai & Sophie. ^

On vous observe... courage et gaîté.

( 11 reprend, en dunsant, avec le clianl.)

Vous voyez , jeunes filles , etc. etc.

LE COMTE

Comment donc ! cette ronde renferme une trèsbonne morale. Je doute, cependant, que ces jeunes filles en profitent... Mais, vous devez avoir besoin de vous refraîcliir, mes enfans : entrez dans le cliâteau ; Ribaldo , conduis-les , et surtout aie bien soin qu'ils ne manquent de rien.

lUUALDO.

Oui, Monseigneur. Allons, suivez-moi.

(Tout lu monde le suit, excepté SopUie elPëdrille.) LE COMTE , retenant Zélina.

Zélina , j'aurois un mot à vous dire.

PI^;DRILLE, à part.

Oli , pour cela, c'est trop fort! je reste aussi.

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