ACTE I, SCÈNE III
OLIVIER
Quoi! non... Permettez que j'insiste.
PÉDRIGO.
Ce seroit inutilement; Je n'ai pas un seul logement.
OLIVIER
Je ne puis poursuivre ma route; Souffrez, de grâce, que je goûte Quelque repos en ce logis.
PÉDRIGO. 1
C'est impossible , je vous dis.
OLIVIER, àLorezza. ^
Parlez, parlez pour moi, ma belle , M
Et j'obtiendrai , j'en suis certain. f
S I LOREZZA, àPédrîgo.
p ^ Voyez sa fatigue cruelle;
Il n'en peut plus , c'est bien certain,
PÉDRIGO.
C'est trop me rompre la cervelle; Passez, passez votre chemin.
Ce petit drôle a de la tête!
Eh vite ! eh vite! allez vous-en.
OLIVIER
Pardon , il faut que je m'arrête, Et que j'attende maître Jean.
LOREZZA.
Maître Jean? Pouvons-nous connoître Ce personnage?
OLIVIER
C'est mon maître.
PÉDRIGO.
Fort l)ien ; mais vite, allez-vous-en , Sire t'Cuyer de maître Jean.
OLIVIER , 3 Lorezza.
Parlez , parlez pour moi , ma belle.
Je meurs de soit , je meurs de faim ; Ah ! quelle fatigue cruelle !
Je ne puis suivre mon chemin.
Parlez , parlez pour moi , ma belle , Et j'obtiendrai , j'en suis certahi.
LQREZZA, à son père.
Voyez , voyez comme il chancelle ,
Il n'en peut plus, c'est bien certain.
Pourquoi cette rigueur cruelle?
^ / Il ne peut suivre son chemin.
Voyez , voyez , comme il chancelle ; g \ Allons, allons, soyez humain.
PÉDRIGO , iLorezza.
Paix donc, paix donc, Mademoiselle!
(A Olivier.)
Passez , passez votre chemin ; C'est trop me rompre la cervelle.
( A Lorezza. ) Ma patience est à sa fin.
Paix donc , paix donc , Mademoiselle !
( A OliTier. )
Passez, passez votre chemin.