ACTE I, SCÈNE II
en dédommagement des pertes que pourront me faire éprouver les conditions qu'il m'a prescrites. 'T
LOREZZA. /**<IUOsl
C'est, dit-on, d'après l'invitation du roi de Navarre, notre auguste souverain, que la princesse retourne dans la capitale ?
PÉDRIGO.
Sans doute 5 elle ne s'en étoit éloignée que pour passer dans ses terres la première année de 5on veuvage 5 maintenant, son deuil est finij et le roi, sou frère , pressé par tous les princes de l'Europe d'accorder à leurs vœux une beauté si célèbre, la rappelle à sa cour , afin qu'elle se décide elle-même en faveur du parti qui lui conviendra le mieux j et je crois que c'est assez flatteur pour cette auberge, la seule qui se trouve sur la route, que ce soit justement celle-là qu'ait choisie, pour s'arrêter, un aussi grand personnage.
LOREZZA.
Je suis de votre avis , mon père.
PÉDRIGO.
Ce n'est pas que l'orgueil ni l'intérêt aient aucune prise sur moi 5 Dieu merci ! on me connoît, et l'on sait que le voyageur à pied et mal vêtu est accueilli pai' moi avec autant d'égards, d'empressement, que